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LE DERNIER NUMERO DE LA REVUE

La Nouvelle Revue Française

Juillet 2021

La Nouvelle Revue Française, n° 649

C’est José Cabanis qui relève cette image fugace, égarée quelque part dans un fouillis de Mémoires et d’images du temps. Nous sommes le soir du Sacre, journée épuisante à porter plus de soixante kilos de chape de velours sur les épaules, Napoléon rejoint les siens qui sont déjà rentrés aux Tuileries, il se jette dans un fauteuil, « rincé » comme il n’est pas permis. On se croirait dans une scène du Parrain. On est réellement dans une scène du Parrain. Napoléon règne sur sa bande familiale, il ne sait pas où il va, la seule chose qu’il sache vraiment c’est son moi propre qui étonne le monde. On connaît la phrase à l’oreille de son frère : « Joseph, si notre père nous voyait ! » Deux cents ans plus tard, aujourd’hui, le mystère reste entier. Cyril Roger-Lacan, relisant les mémoires du général Marbot, observe que la « part d’énigme s’accroît avec le temps ». Non pas l’histoire d’une conquête, non pas l’application d’une stratégie : concepts qui ne suffisent pas à remplir l’énormité de la chose. Alors quoi ? Le roman lui doit tant que cela vaut bien un numéro de La NRF.
Napoléon, c’est-à-dire ?



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Le blog de Michel Crépu

Faute de goût

Il y a des questions que l’on a du plaisir à remuer dans la cave souterraine qui nous sert de cervelle. L’occasion s’y prête aujourd’hui alors même que le concierge de Wembley finit de ranger les derniers ballons de football qui ont servi sous les drapeaux du Royaume-Uni.

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Le blog de Michel Crépu

Samuel Johnson dans les buts

Jeudi soir, du fond d’une chambre d’hôtel, la nuit couvre entière les coins d’ombre du parc. Corneilles criardes, rouges-gorges, hiboux sédentaires. James Joyce est venu finir d’écrire Ulysse dans ce jardin miraculeux. Une plaque le signale. C’est Larbaud qui était le propriétaire. Il vente un peu, le feuillage remue comme une légère vague liquide, on se croirait juchés à bord d’un galion égaré dans la grande Atlantique. Mais non, il s’agit seulement de cette villa où Joyce a joué un peu de piano les soirs d’automne.

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