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La Nouvelle Revue Française

Janvier 2022

La Nouvelle Revue Française, n° 652

« Le voir et crier à la garde, c’est tout un », écrivait Giono de Machiavel. On était en 1955, à l’occasion de la parution en français chez Gallimard des lettres de l’auteur du Prince, dans la belle collection « Mémoires du passé pour servir au temps présent ». Il s’agissait alors de décoincer l’image désastreuse d’une sorte de Talleyrand à la sicilienne. Il faut bien dire que celle-ci n’a guère bougé depuis et continue même de remplir son office quand l’occasion se présente. Ainsi François Mitterrand, élu président de la République, fut-il salué comme un politique « florentin ». Florentin voulait dire rusé, habile, malin, voire plus. On passait alors de florentin à « machiavélien », ce qui revenait à monter de deux degrés à l’échelle du stratège fourbe, ne visant que l’efficacité. C’est aussi comme cela que l’image finit par prendre comme le plâtre : l’adjectif machiavélien faisant oublier l’homme et ses livres. Qui lit encore aujourd’hui Le prince ? L’adjectif ne manque pourtant pas de munitions pour donner envie d’aller plus loin. Mais en rester à l’adjectif est plus pratique. La politique a fini par se résoudre aux insultes du « tous pourris ».

Cela étant dit, ce numéro de La NRF ne cherche nullement à réhabiliter un auteur supposé maudit, tel que Machiavel. Il cherche plutôt à évaluer la notion de « politique » alors même que celle-ci fait l’objet d’une disqualification rarement atteinte de la sorte. La formule « tous pourris » de nos jours vaut une vérité théologique. L’espace politique est désormais un lieu d’infamie et l’on regarde comme de dangereux psychopathes ceux qui prétendent s’y engager. Ce qui était vu comme un chef-d’œuvre de l’esprit de finesse est vu maintenant entre les mains du plus corrompu. Non sans logique, parfois, souvent. Ce serait trop simple.



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