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La Nouvelle Revue Française

Janvier 2017

La Nouvelle Revue Française, n° 622

La parution d’un volume Préhistoires d’Europe par Anne Lehoërff aux éditions Belin dans le cadre d’une vaste collection « Mondes anciens » dirigée par Joël Cornette est à l’origine de notre dossier NRF de janvier 2017, consacré à la question du langage dans la préhistoire. Une façon d’ouvrir l’année en prenant un peu de recul, selon l’expression consacrée. D’abord, il se trouve que l’expression même de « préhistoire » sert d’écran trompeur à une perception de ce que nous appelons « notre histoire » et qui n’est qu’une mince pellicule, sans rapport de proportion avec ce qui la précède. La frénésie identitaire actuelle pourrait y trouver du bon pour sa santé. Anne Lehoërff qui a réuni les textes qu’on va lire note sobrement que « l’histoire la plus longue de l’humanité n’a pas de mots ». Et comme si cela ne suffisait pas à ironiser ce gros Narcisse qu’est l’homme d’Occident, elle ajoute : « Durant des milliers d’années (environ 40 000 ans) l’homme n’a rien raconté par écrit, n’a laissé aucune phrase. » Pas de mots, mais beaucoup de gestes, des bisons, des abeilles, des chevaux, des squelettes aussi, ayant été des vraies personnes délicatement inhumées : la préhistoire n’a rien raconté au moyen des mots, mais elle a beaucoup dessiné, gravé, laissé des traces, conservé, s’est souciée socialement du monde dans lequel elle vivait. Nous sommes là en présence d’un récit silencieux d’autant plus fascinant qu’il coïncide avec un savoir faire esthétique qui n’a rien à envier à Rubens ou à Giacometti. On se souvient de Georges Bataille à Lascaux, contemplant comme un enfant la course effrénée des chevaux. De quelle nuit obscure ? On se gardera aussi d’oublier que le Malraux des Voix du silence fut aussi ce voyageur des formes où Lascaux tient sa place dans le Musée imaginaire. Ce dossier NRF ambitionne d’en donner la simple perception, jusqu’à faire douter du sens même du mot « préhistoire »....



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