Septembre 2019

  • Un jour de pluie à Paris
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 26/09/2019

    Personne n’a oublié l’inoubliable Anthony Perkins du Psychose d’Alfred Hitchcock, mais qui n’a pas oublié les romances de l’acteur, au temps bienheureux des premières sixties, lorsqu’il chantait L’automne à Paris ? Il n’est guère que notre merveilleux Woody Allen pour lever la main, à l’énoncé du nom de Perkins chanteur. Un jour de pluie à New York, titre de son dernier film nous ramène à cette musique si charmante et profonde qu’on entend aussi bien au coin de certaine page du roman tout récent de Patrick Modiano, Encre sympathique.

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  • Patrick Modiano, un skieur glisse sur la neige
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 18/09/2019

    Il n’y a pas de moment plus magique, dans un roman de Modiano : c’est quand le narrateur, épuisé d’avoir en vain tant questionné les autres qui pourraient l’aider sur sa trajectoire, s’entend dire : « lui-même », dans la bouche de cette personne qu’il cherchait justement depuis des jours. Ici, dans ce dernier roman, M. Molllichi pourrait donner à son interlocuteur une bribe de clé, un bout de téléphone, un simple souvenir qui concerne Noëlle Lefebvre. C’est elle qui est au centre de l’enquête, et qu’on aimerait tant la voir pousser tout à coup la porte du bistro…

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  • Ordeeerrr !!!!!
    | Publié le : 12/09/2019

    John Bancrow, le speaker démissionnaire des Commons nous manque déjà, lui, son micro, son hurlement « ooordeeerr ! » battant le rappel des députés. Johnson, qui passait jusque là pour le luron de service, a été laminé par ce personnage shakespearien. John Bancrow est la seule personnalité rassurante du moment : on se demandait où est passée l’Angleterre, elle est là et c’est bien une pièce de Shakespeare qui se joue sous nos yeux dans ce théâtre du Globe que sont les Commons. Voilà enfin une bonne nouvelle : les Anglais ne peuvent pas s’empêcher d’être des Anglais.

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  • Commons Abbey
    | Publié le : 05/09/2019

    Commons Abbey, c’est la nouvelle série britannique qui retient tout le monde à l’heure du dîner, du TV dinner. L’enchaînement est parfait : après la dévouée Theresa May dont on ne compte plus voyages inutiles à Bruxelles, voici l’ébouriffant Boris, dont on ne sait plus, à l’heure de ces lignes, s’il est encore Premier ministre. Il faut voir Boris, coiffé – ou plutôt non coiffé d’une sorte de brosse jaunâtre, précédé de son lugubre conseiller Dominic Cummings, âme damnée, habillé de gris, en jean cendre.

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  • Commons Abbey
    | Publié le : 05/09/2019

    Commons Abbey, c’est la nouvelle série britannique qui retient tout le monde à l’heure du dîner, du TV dinner. L’enchaînement est parfait : après la dévouée Theresa May dont on ne compte plus voyages inutiles à Bruxelles, voici l’ébouriffant Boris, dont on ne sait plus, à l’heure de ces lignes, s’il est encore Premier ministre. Il faut voir Boris, coiffé – ou plutôt non coiffé d’une sorte de brosse jaunâtre, précédé de son lugubre conseiller Dominic Cummings, âme damnée, habillé de gris, en jean cendre.

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Gérard Philipe, l’ange foudroyé
Le nom de Gérard Philipe… Ce fut peut être le dernier grand mort des « arts et spectacles », tel qu’on put le voir durant ce « dernier hiver du Cid» que raconte Jérôme Garcin dans son livre[1]. C’était le temps, il y a soixante années, où tout le pays pouvait se rassembler au chevet d’un homme qui l’avait fait rêver. Cocteau était encore là, c’est lui qui était chargé de trouver les mots et tout le pays écoutait, se recueillait à l’annonce d’un événement qui le touchait au cœur. Cocteau s’adressait directement à l’acteur, « nous ferons en sorte que ta courte gloire devienne longue »…

Pékin sur Seine
Ce sont les derniers mystères de Paris qu’Alexandre Dumas n’a pas eu le temps de traiter tellement il avait à faire. Il faudrait la plume des Goncourt Brothers pour faire sentir le mystère. Essayons quand même ! La scène a lieu dans un appartement du XVIIe arrondissement, rez-de-chaussée, de ce XVIIe qui est resté encore si proustien, avec ses rues qui ont l’air de fleuves à l’arrêt, ses façades à volets si parisiens, comme les touches d’un clavier de musique répétitive. Rue de Prony, qui connaît la rue de Prony ?

Le Mur, trente ans de chute
Heureusement que le post it existe, sinon l’anniversaire de la chute du Mur de Berlin passait à l’as. Il y a trente ans, pensez si l’on se souvient de ce qui se passait alors ! La chute du Mur ? Mais qu’est-ce que ça veut dire ? De quoi parlez-vous ? Rarement événement historique à ce point parfait dans son scenario, aura perdu autant de puissance symbolique en aussi peu de temps. Il s’agissait pourtant de la vraie fin du XXe siècle, l’écroulement du communisme comme dernier grand événement.

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