Décembre 2019

  • Boris Johnson, Clown of the year
    | Publié le : 19/12/2019

    On aurait grand tort de compter la “déconnade” au nombre de ses défauts. Si Boris Johnson a finalement décroché la timbale ce n’est pas malgré son goût pour la potacherie de collège mais grâce à elle. Il est arrivé au pouvoir comme dans un collège anglais, en braillant et en redemandant de la bière au comptoir des Communes. Nous n’avions d’ailleurs pas oublié quel fut son numéro comme maire de Londres. Rien que de normal pour un Anglais.

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  • Un soir au Châtelet
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 12/12/2019

    On donne en ce moment au Châtelet Un américain à Paris, le chef-d’œuvre de Georges Gershwin dont Vincente Minnelli fit le film que l’on sait. Gene Kelly descend les Champs-Élysées comme un matelot faisant escale, il est heureux, la vie est belle. La coupe de son pantalon est simplement parfaite. Qui a donné à Dieu cette idée de créer Paris, un paradis sur terre ? On cherche encore la réponse. Ella Fitzgerald s’est elle-même posé la question, on pense à elle quand on entend redire pour la merveilleuse millionième fois « They Can’t take that away from me »...

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  • Le football est un art
    | Publié le : 05/12/2019

    Que l’on soit amateur ou non, la démonstration de buts assénés hier soir par le joueur du PSG Mbappé face à l’équipe de Bruges (5 à 0) relève d’un savoir-faire qui dépasse de loin les pures limites techniques. On ne sait pas comment raconter ces accélérations prodigieuses, cette suite d’intuitions, comme font les calligraphes chinois, qui aboutissent à un trait de plume définitif, ce qu’on appelle un but.

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Derniers articles

Guyotat au bout de la langue
Le crâne d’un bonze glabre, l’allure d’un vieux chef scout avec son piolet (son père avait été médecin de campagne), il émanait de sa personne quelque chose de doux et mystérieux. Pierre Guyotat qui vient de mourir à l’âge de quatre-vingts ans, était une tour de silence. Il parlait parfois, toujours dans la simplicité, disant des choses à mi chemin de la littérature et du comptoir de bistrot. Rien que de normal, c’est sur la page que les choses importantes avaient lieu.

Maître Steiner
On le sait bien que le mot d’humanisme pend comme une vieille chaussette au milieu des vitrines de Noël de l’imposture philosophique. Les chaussettes de Steiner se remarquaient tout de suite à l’usage du talon qui racle, à force des heures passées en bibliothèque à peser le pour et le contre. Par exemple, « pour » Dostoïevski ou « pour » Tolstoï ? C’était la grande question durant ces années charnières, entre Lévi-Strauss et Soljenitsyne, quand on ne savait plus très bien qui était mort, Dieu, l’homme ?

COMMENT ECHAPPER A FABRICE LUCHINI ?
Mme de Charlezet dans le Doubs, nous écrit : « Pourquoi Fabrice Luchini est-il désormais le seul habilité à dire des poèmes ? On dirait qu’il n’y a plus que lui, il est tout le temps invité à l’émission d’Alain Finkielkraut, Répliques, c’est tout de même un peu fort. Chère NRF, expliquez nous ça ! » On voit que Mme de Charlezet ne manque pas d’aplomb à poser sa question sur la table comme Robin des Bois son butin. Elle se fait par là, on s’en doute, l’écho d’une question qui se pose à beaucoup.

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