Le blog de Michel Crépu Mai 2018

  • PIERRE HASSNER, UN PASSANT D’EUROPE
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 31/05/2018

    Ce qu’il y avait, d’abord, chez Pierre Hassner qui vient de mourir, c’était son cartable. Une sorte d’invraisemblable sacoche d’où débordait un chaos de papier, de pages de livres à bout de souffle, à force d’avoir été lus et relus et plus encore. Il avançait dans la rue, avec son allure de petit juif roumain traînant avec lui le cartable extraordinaire, tenant de la carriole de saisonnier et du secrétaire des archives du musée Guimet. Le chaos de papier, c’était l’histoire de l’Europe au XXe siècle, un vivier de drames et d’intelligence, d’horreur et de sublimité.

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  • Goodbye Philip Roth
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 24/05/2018

    Qu’est-ce que cela peut bien faire à Philip Roth d’être mort à 85 ans, lui qui a été un si grand vivant de la littérature ? Quelle question. Et cela est d’autant plus fascinant que Roth ne s’intéressait à rien d’autre : comment la mort et la vie ne forment qu’une seule et même réalité sexuelle, éventuellement montrable, racontable, risible, émouvante, en tous les cas la grande matrice. Il n’y a rien d’autre à raconter que la façon dont les êtres vivants habitent leur existence sans qu’il soit possible, à aucun moment, d’avoir un peu de recul sur ce spectacle.

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  • Tom Wolfe. Zola de Manhattan
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 17/05/2018

    On aurait presque envie d’écrire : « la Wolfe Tower », comme il y a une Trump Tower. Tom Wolfe, qui vient de mourir à 88 ans, aura figuré à lui tout seul une espèce d’œil du cyclone américain qui ne demandait la permission à personne avant de présenter ses grandes scènes à la manière d’un Zola, d’un Balzac.

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  • Mon petit livre
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 03/05/2018

    Écoutons, c’est Ovide qui parle : « Tu iras seul, mon petit livre, à Rome, et je ne t’en veux pas : ton maître, hélas, est privé de ce droit. » Ainsi commence Tristesses, monument de littérature qui vient de recevoir une nouvelle traduction aux Éditions Sables , grâce aux bons soins de Jean-Luc Lévrier.

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Derniers articles

Houellebecq, son nom de Beaugency dans Paris désert Houellebecq, son nom de Beaugency dans Paris désert
Avec sa reliure façon « club français du livre », le dernier ouvrage de Michel Houellebecq semble une édition de luxe d’un grand roman d’Henri Troyat, du temps où les romans étaient conçus comme des armoires normandes, pour durer très longtemps. Qu’en sera-t-il de ce monstre narratif où l’auteur des Particules a voulu braquer sa lanterne ?

Présidentielle sans fin Présidentielle sans fin
Ce que l’on vit, maintenant, c’est l’après deuil des « grandes idéologies ». L’URSS est morte il y a trente ans et nombreux, alors, furent ceux qui pensaient à l’avènement d’un règne de l’après, confondu par certains avec la « fin » de l’histoire. Et puis l’on s’est rendu compte que cette « fin de l’histoire » contenait en elle-même quantité de virus clandestins, impossibles à détecter, qui n’obéissaient à aucune logique déjà expérimentée. On disait : « fin des grandes idéologies » alors même que c’était la notion de « fin » qui n’avait plus aucun sens.

Soir d’hiver Soir d’hiver
La fin de l’année s’approche, dans un climat de drôle de guerre. On croyait pouvoir se donne la fraîcheur intime d’un prochain Noël et voilà qu’il faut à nouveau astiquer les seringues. C’est le moment de ressortir un vieux NRF, cru 1977 entretenu au fil des mois, des ans, par celui qui en fut le promeneur mystérieux, Marcel Arland, plus que n’importe quel autre.

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