Le blog de Michel Crépu Février 2018

  • D’Annunzio, l’ange foudroyé
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 22/02/2018

    Quand on sort des merveilleux portraits politiques de Sainte-Beuve comme si l’on sortait de table avec Fouquet ou Mirabeau, l’apparition télévisuelle de Laurent Wauquiez a quelque chose d’épouvantable. Sans doute se trouve-t-il encore des personnes pour lui accorder leur confiance, et c’est là le beau mystère de la confiance avec ce qu’elle peut avoir de ténébreux. Mais tout de même, que pensent ces gens devant une forfanterie aussi ostensible ? Laurent Wauquiez a résolu de jouer la carte d’un « trumpisme » à la française.

    > Lire la suite

  • « Des réveils lumineux et surprenants »
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 15/02/2018

    Cela fait trop longtemps que nous n’avons pas parlé du cardinal de Retz. De nos jours, il n’y en a que pour Saint-Simon, ce qui peut se comprendre, mais ne laisse pas d’être injuste pour le cardinal. Sainte-Beuve lui a consacré un portrait qui est un éloge continu, chose rare sous la plume de l’auteur de Volupté, qui se débrouille toujours pour dénicher la tache oubliée sous la pile officielle. Retz, c’est la Fronde, c’est la France avant que le jeune Louis XIV ne fasse son entrée, au son des Indes galantes.

    > Lire la suite

  • Jules Verne is back
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 08/02/2018

    Quel étrange sentiment nous saisit soudain devant le décollage du monstre, à la manière d’une sonate de Vinteuil, quoique Marcel Proust n’ait pas eu la moindre idée de ce que pouvait être une fusée. Proust à Cap Canaveral : imaginez. Comme il y avait autrefois pour le prix de Rome, réservés aux futurs génies de la peinture, des sujets mythologiques (les funérailles d’Hector, la naissance de Louis XIV), on peut proposer aux candidats : « Marcel Proust assistant au décollage de Falcon Heavy Space X ».

    > Lire la suite

  • Un si gentil petit mari
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 01/02/2018

    Il y avait une fois l’histoire d’une petite fille disparue qui s’appelait Maëlys, que personne n’a jamais retrouvée. Cela se passait une nuit de noces où l’on ne fait pas très attention à qui entre et qui sort. Peut-être un jour resurgira-t-elle du néant, d’une broussaille oubliée des fouilles ? En attendant, l’actualité, insatiable, s’est trouvé une compensation avec l’affaire Daval. Voici un gentil petit mari, Jonathann (avec deux n, pourquoi, commissaire ?) qui avoue soudain qu’il a étranglé sa femme.

    > Lire la suite

 
Recevoir une alerte à chaque publication d’un article

Derniers articles

QUI LE SAIT ? QUI S’EN SOUVIENDRA ?
C’est un entretien de Giscard avec Frédéric Mitterrand. On a vu cela à la télévision, sur la chaîne parlementaire. L’ancien président parle de littérature et de poésie, il récite le poème de Baudelaire, le fameux « vert paradis des amours enfantines ». Le ton est posé, calme, sans la moindre affectation rhétorique. On écoute les vers arriver les uns derrière les autres, comme on déroule un papier chinois. La voix de Giscard ne résonne pas, elle dépose. Le poème de Baudelaire est un des plus beaux.

REDA, DERNIERES NOUVELLES DU FOND DE L'AIR
Jacques Réda publie ses chroniques écrites pour la NRF entre 1988 et 1995. Cela nous fait penser à ce pharmacien de province qui contenait ses poudres tout là haut sur l'étagère où se trouvaient déjà les anciens traités de médecine. Il ne faut pas s'y tromper toutefois, car derrière les bocaux étiquetés dans le latin de La Fontaine, on trouve encore de ces pochettes, rangées elles aussi, dans l'ordre qui sied à l'amateur de jazz qu'est Jacques Réda, "Jack the Reda", entre Lester Young et Count Basie.

Joe Biden, humilité, élégance
L’actualité américaine nous étonne par sa façon de remonter à travers les années. L’épisode Trump est-il à peine refermé que la silhouette de Joe Biden occupe désormais le cadre. Il serait difficile de trouver symétrique plus inversé : Trump était vulgaire et menteur, Biden est élégant et humble. Il pourra servir de modèle d’instruction à tous ceux qui aspirent à faire carrière dans la politique. Ce ne sera pas très difficile, car Biden n’est pas un acteur complexe. Ce qui domine, chez lui, c’est un effet de clarté.

> Tous les articles
Rechercher
Ok

Ce site utilise des cookies nécessaires à son bon fonctionnement, des cookies de mesure d’audience et des cookies de modules sociaux. Pour plus d’informations et pour en paramétrer l’utilisation, cliquez ici. En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous consentez à l’utilisation de cookies.