Janvier 2018

  • Le commencement des jours
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 25/01/2018

    Dans sa préface à l’édition Folio des Œuvres choisies de Calvin, le professeur Olivier Millet voit en Calvin la disparition du Moyen Âge, le moment d’une « crise sans retour », plus qu’avec Luther « si médiéval encore ». Tout cela nous fascine bien sûr, comme si nous assistions à un grand spectacle joué à guichets fermés. L’austérité glaciale du Genevois ne doit pas faire oublier quel immense écrivain il est.

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  • Descente d'avion
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 18/01/2018

    Cher Jean-Pierre Dandrelin, non, tu ne prendras jamais l’avion à Notre-Dame-des-Landes. Le premier ministre a baisé la mule de l’Air du temps sur un ton démissionnaire qui n’admettait pas de réplique. Courage, pas d’aéroport ! Seul le diable, et encore, sait ce qu’il fallait faire de ce maudit dossier à ailettes supersoniques. Parfois, l’Air du temps est plus dur que les aciers Krupp. Qui s’y frotte s’y écrase. Quant à nous, qui n’empruntons que les chemins de randonnée, un numéro de la NRF dans le havresac...

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  • Un voyage d’hiver
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 11/01/2018

    Anna Akhmatova a écrit ce poème traduit par Christian Mouze, publié par la petite maison d’édition Harpo& : « Impossible de dormir cette nuit, Ca parlait haut et l’inquiétude Quelqu’un partait Pour une longue route Emportant un enfant malade La mère, dans la Pénombre de l’entrée Se tordait les doigts Longtemps elle avait cherché Un bonnet propre Et un plaid »

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  • Bernard de Fallois et Paul Otchakovsky-Laurens, la mort de deux grands éditeurs
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 04/01/2018

    Lire, éditer, un point c'est tout. Tête de félin malicieux, s’amusant toujours du conformisme aux profondeurs insondables, Bernard de Fallois tire sa révérence à 91 ans. C’est à lui que l’on doit l’édition du Jean Santeuil de Proust ainsi que du fameux Contre Sainte-Beuve, pièce capitale dans le débat sur l’acte littéraire, les conditions de son accomplissement. Proust, qui adorait lire Sainte-Beuve (il le trouvait « bouillonnant d’intelligence »), tenait en même temps qu’il y a dans l’acte littéraire une zone de solitude irréductible qui échappe à la détermination sociale...

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Derniers articles

Patrick Modiano, un skieur glisse sur la neige
Il n’y a pas de moment plus magique, dans un roman de Modiano : c’est quand le narrateur, épuisé d’avoir en vain tant questionné les autres qui pourraient l’aider sur sa trajectoire, s’entend dire : « lui-même », dans la bouche de cette personne qu’il cherchait justement depuis des jours. Ici, dans ce dernier roman, M. Molllichi pourrait donner à son interlocuteur une bribe de clé, un bout de téléphone, un simple souvenir qui concerne Noëlle Lefebvre. C’est elle qui est au centre de l’enquête, et qu’on aimerait tant la voir pousser tout à coup la porte du bistro…

Ordeeerrr !!!!! Ordeeerrr !!!!!
John Bancrow, le speaker démissionnaire des Commons nous manque déjà, lui, son micro, son hurlement « ooordeeerr ! » battant le rappel des députés. Johnson, qui passait jusque là pour le luron de service, a été laminé par ce personnage shakespearien. John Bancrow est la seule personnalité rassurante du moment : on se demandait où est passée l’Angleterre, elle est là et c’est bien une pièce de Shakespeare qui se joue sous nos yeux dans ce théâtre du Globe que sont les Commons. Voilà enfin une bonne nouvelle : les Anglais ne peuvent pas s’empêcher d’être des Anglais.

Commons Abbey
Commons Abbey, c’est la nouvelle série britannique qui retient tout le monde à l’heure du dîner, du TV dinner. L’enchaînement est parfait : après la dévouée Theresa May dont on ne compte plus voyages inutiles à Bruxelles, voici l’ébouriffant Boris, dont on ne sait plus, à l’heure de ces lignes, s’il est encore Premier ministre. Il faut voir Boris, coiffé – ou plutôt non coiffé d’une sorte de brosse jaunâtre, précédé de son lugubre conseiller Dominic Cummings, âme damnée, habillé de gris, en jean cendre.

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