Décembre 2018

  • Époque
    | Publié le : 20/12/2018

    Proust l’a dit, il l’a même écrit dans La Recherche, « le 1er janvier ne sait pas qu’il est le 1er janvier ». Sublime indifférence de la brise matinale qui effeuille les dates de concerts parisiens du Nouvel An. Il a été beaucoup question de Paris ces jours derniers, et rien ne dit qu’il n’en sera pas encore question dans les prochaines semaines. Ce n’est pas pour contredire Proust (qui fêtera l’année prochaine le centenaire de son Goncourt), mais le sentiment a été très fort au contraire que nous recevions des signaux terriblement d’époque, très reconnaissables.

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  • La ville dont le prince est un enfant
    | Publié le : 13/12/2018

    La ville : ce serait Paris. Le prince : le président de la république. On pensait à cette pièce de Montherlant l’autre soir, pendant qu’Emmanuel Macron parlait au pays, cherchant une gravité qui le hisse lui-même au-delà de sa juvénilité. Un ton d’enfant grave, les mains posées sur le bureau comme pour prouver qu’il n’a rien fait de mal. Il s’agissait de franchir le fleuve en furie, le fleuve a été franchi, il n’y a pas eu noyade. Mais l’essentiel reste à faire.

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  • Macron, une histoire sans parole
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 06/12/2018

    En une poignée de jours, on est passé avec Emmanuel Macron de la fulgurante campagne présidentielle à un sinistre Waterloo dont on ne sait même pas quel sera l’épilogue. Le modèle bonapartien servait pour décrire un talent politique hors-pair, une effraction de plein fouet du vieux milieu des parlementaires plus souvent à la buvette qu’à leur siège. Ce modèle a volé en éclats en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire.

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Derniers articles

Claudine a l’Élysée
Le changement de gouvernement a des allures de fêtes de fin d’année. Pour un peu, on se croirait à la distribution des prix, avec le sous-préfet en habit de 14 juillet. Le sous-préfet, au sens métaphorique, c’est Jean Castex dans le rôle de Jean Castex, un film d’Emmanuel Macron. C’est extraordinaire comme les pouvoirs du digital permettent de changer d’époque en un rien. Hier, nous étions dans un film de Stanley Kubrick dans un décor de laboratoire hanté par le professeur Raoult, strictement terrifiant.

L’envol de Marc Fumaroli
Quand il entrait dans une salle, un amphithéâtre, un salon, Marc Fumaroli était immédiatement le personnage qu’il incarnait, indistinct de la personne privée. Le Grand Siècle se disait dans son regard, l’écharpe de soie jetée en travers de la veste, un petit sac d’écolier en bandoulière, rentrant à la maison faire ses devoirs. Un mélange unique de négligé et de prestance qui traversait la salle de la Brasserie Balzar en direction de sa table attitrée. La voix, si chaude, si claire, si distincte, jouant avec délice du répertoire de cour dont il connaissait par cœur les gammes...

Bilan de blog
Premier point, bilan du monstre. Le virus Corona n’admet pas d’autre voix que la sienne. Depuis trois mois que nous sommes en détention préventive, le virus n’a eu de cesse de faire taire les importuns qui souhaitaient parler de la peinture de Poussin ou de quelque autre sujet d’honnête homme. Les malheureux eussent pu se rappeler qu’un des plus grands tableaux de Poussin montre un groupe de trois au milieu de la campagne, comme recueillis auprès d’un sorte d’autel avec l’inscription : « Et in Arcadia ego » – ce qui veut dire : « moi la Mort, je suis là aussi en Arcadie ».

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