Octobre 2018

  • La jeune fille et le caporal
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 31/10/2018

    Ceux qui agitent des gousses d’ail en espérant que cela va dissoudre le nouveau cauchemar présidentiel brésilien risquent l’épuisement à très court terme. Nous savons que Jair Bolsonaro affiche complet au tableau des ignominies : d’extrême-droite, raciste, misogyne et homophobe – on doit en oublier. La litanie de ces informations connues de longue date, n’a pas empêché les brésiliens d’opter quand même pour M. Bolsonaro. Hier, il n’était rien, un vulgaire petit caporal, aujourd’hui il est devenu imperator. On a déjà vu cela, dans le passé.

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  • Le mort du désert
    | Publié le : 25/10/2018

    Il y a des sujets qui résistent. Le Yémen, par exemple. La guerre atroce qui s’y déroule et que seul M. Kepel sait nous expliquer au plus fin n’est absolument pas saisie par les esprits. Saisir la guerre au Yémen, une fois passées les explications pédagogiques, relève simplement de l’impossible. Et comme toujours, les cinéastes, les photographes sont de ceux qui arrivent à capter quelque chose. Ils ne savaient pas, eux non plus, comment saisir la chose, et la chose s’est présentée d’elle-même : un groupe d’enfants pique-niquant sur la tombe de leurs parents écroulés sous les bombes.

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  • Le solitaire de l’Élysée
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 18/10/2018

    Vous souvenez-vous, c’était il y a à peine plus d’un an, Bonaparte-Macron surgissait des caves du Louvre dans l’habit fraîchement démêlé d’un jeune président. Cette victorieuse « campagne d’Italie » ouvrait les portes à l’idée qu’on s’en faisait : un tournant d’époque, et ce tournant emmenait avec lui les dernières vieilleries du siècle précédent. Un an plus tard, l’étincelant jeune homme s’adresse aux Français en lisant ses feuilles.

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  • En attendant l'Intérieur
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 11/10/2018

    Puisque le ministre de l'Intérieur n'est toujours nommé, replongeons nous dans Vingt ans après où Alexandre Dumas s'offre le luxe de faire revenir ses "potes" les mousquetaires sur le devant. Dumas est avec le roman comme un dompteur de tigres. Il y a une entente subliminale entre l'auteur et ses fauves sans équivalent ailleurs dans la littérature. Aramis vit à la campagne dans un couvent "jésuitique", il se la coule douce mais quand même toujours le doigt sur la rapière, un psautier dans une main, l'épée dans l'autre.

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  • Mort de Charles Aznavour. Le piaf
    | Publié le : 02/10/2018

    Laid, petit, apatride, n’ayant pas de voix, aimé des femmes contre tout préjugé play-boy. Car enfin, à quoi cela sert-il d’être beau si on se fait chauffer la place par un méchant petit lascar ? Aznavour a vaincu partout où il était donné perdant. On rêve d’une boîte noire où entendre quelque ponte de la chose médiatique voter la poubelle pour ce petit bonhomme teigneux et drôle.

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Windsor, papillon de nuit Windsor, papillon de nuit
Quelque chose nous dit que nous n’avons pas tout à fait épuisé la magie de ces images en provenance de la chapelle des Windsor. La reine à son banc, trois rangs en avant, complètement seule. On dirait un papillon de nuit épuisé qui a trouvé le moyen d’entrer là. Quelques instants de repos avant de reprendre la route. Sauf qu’il n’est pas question de remonter vers le nord, comme l’autre jour les oies sauvages, à la file, dans l’immense bleu d’avril.

Portrait de la reine en Queen Portrait de la reine en Queen
La mort de Philip d’Édimbourg nous a remis en présence de la reine Elizabeth avec ce génie de l’événement qui nous ferait croire que l’Histoire a un sens. Il n’y a que l’Angleterre pour faire vibrer une telle émotion. C’est le propre des monarchies auxquelles Bossuet rappelait le memento mori : Philip d’Édimbourg était au courant que tout part à vau-l’eau, il suffisait de le voir suivre Elizabeth, à deux pas derrière, comme se promenant. Mais il y a l’art et la manière.

La France en « réa » La France en « réa »
Cette saison d’avant été promet un spectacle pour lequel il ne sera pas nécessaire d’apporter son certificat d’AstraZeneca. Quoi qu’il en soit, nous sommes déjà décorés, il n’ y a plus aujourd’hui de cette atmosphère de fête qui enchantait nos rues de l’année dernière. Les mêmes qui battaient leur fond de casserole font maintenant du service après-vente pour malades égarés. Cette malédiction aura fait naître des vocations en nombre, en remplacement des volontaires manquants, eux-mêmes déjà percutés. La France est en état de réanimation.

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