Septembre 2017

  • Combien de temps doit durer un discours
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 27/09/2017

    L’étincelant angelot Macron a prononcé un discours à la Sorbonne devant les étudiants. Cela a duré presque deux heures. Il fallait bien deux heures pour faire le tour de la question franco-allemande, autant dire de la question Europe. Les vingt-six autres pays membres satellites sauront se contenter des miettes laissées sous la table des agapes. Emmanuel Macron est un homme qui n’a pas craint de faire applaudir le drapeau européen pendant la campagne électorale : cela constituait un acte héroïque de même ampleur que le passage du pont d’Arcole par le jeune Bonaparte.

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  • Prendre le frais avec Don DeLillo
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 21/09/2017

    L’Amérique fait le spectacle. C’est normal, c’est dans sa nature. À la tribune de l’ONU, Donald Trump déclare qu’il est prêt à détruire la Corée du Nord. Kim Jong Un, médusé, n’en croit pas ses oreilles, d’ailleurs bien dégagées. Une prime à celui qui arrive à interviewer le coiffeur de Kim, lequel nous paraît d’un cran supérieur à celui de Donald. L’Amérique, incarné par un demi-fou, apporte à son ennemi l’allumette fatale sur un plateau d’argent. Rêvé-je ? Quelqu’un a-t-il versé du LSD dans ma chocolatière ? On ne dirait pas. Ce film est vrai.

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  • Camus débutant. Lettres inédites
    Actualité | Publié le : 14/09/2017

    La NRF publie un échange épistolaire inédit entre le philosophe Jean Wahl et le jeune Albert Camus en 1942.

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  • Ne rien porter
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 14/09/2017

    Il y a cette strophe étrange, dans la chanson bien connue Malbrough s’en va-t-en guerre qui nous retient ce matin par la manche : « Monsieur de Malbrough est mort, est mort et enterré./ J’l’ai vu porter en terre, par quatre z’officiers./ L’un portait sa cuirasse, l’autre son bouclier / L’un portait son grand sabre, l’autre ne portait rien. » Comme il est beau ce « rien » porté si cérémonieusement dans le cortège funèbre ! Et comme on aimerait bien faire la connaissance de ce quatrième officier qui ne craint pas de s’avancer à nu.

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  • En promenade à Rambouillet
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 07/09/2017

    Comme la rue de Beaune, à Paris, renferme certains antiquaires dont on n’a pas idée, notre armoire à livres ressemble de plus en plus à un bahut ensorcelé. La main y plonge au hasard, elle en remonte ce bijou oublié des bibliographies, une histoire du château de Rambouillet par Georges Lenotre, ouvrage publié chez Calmann-Lévy en 1948 dans une charmante collection : « Châteaux, décors de l’histoire ». Lenotre est surtout connu pour être l’auteur de cette merveilleuse série « Vieilles maisons vieux papiers » dont Balzac aurait pu se servir s’il l’avait connu.

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Derniers articles

Ou sans cela une opérette
Luc Fraisse présente un ensemble de nouvelles inédites de Marcel Proust. C’est un événement. Quand bien même voudrait-on prendre un peu de recul, il est impossible de tenir plus d’un ou deux soirs avant de se jeter en plein dedans. Ces pages remontées de l’abîme, il n’est pas difficile de se persuader qu’elles avaient besoin de notre lecture, de la lumière du jour.

Julien Green, un petit rire derrière la porte Julien Green, un petit rire derrière la porte
Une vie de lecteur se compose de rencontres qui finissent par trouver leur place dans le long cortège des livres lus, retenus, aimés. Une certaine hiérarchie y impose ses choix, avec le temps. Il y a ceux du premier rang, et il y a ceux du second. Un troisième rang est même prévu, on peut y déjeuner pour pas cher, parfois mieux que dans certains endroits plus réputés. Il faut toujours vérifier par soi-même. Le Journal de Julien Green était du premier rang.

Un jour de pluie à Paris
Personne n’a oublié l’inoubliable Anthony Perkins du Psychose d’Alfred Hitchcock, mais qui n’a pas oublié les romances de l’acteur, au temps bienheureux des premières sixties, lorsqu’il chantait L’automne à Paris ? Il n’est guère que notre merveilleux Woody Allen pour lever la main, à l’énoncé du nom de Perkins chanteur. Un jour de pluie à New York, titre de son dernier film nous ramène à cette musique si charmante et profonde qu’on entend aussi bien au coin de certaine page du roman tout récent de Patrick Modiano, Encre sympathique.

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