Juillet 2017

1 2
  • Fin de journée sur Sunset Boulevard
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 26/07/2017

    Une lamelle d’or, attachée à la main d’un squelette, on peut la voir dans un musée napolitain, ce n’est pas difficile. Les musées sont faits pour cela, surtout les musées napolitains, si à l’aise avec la fuite des jours, la vie des morts, celle des « âmes », bref, ce qu’on appelle l’éternité et qui n’est qu’un arrangement avec la terre, le doux zéphyr des origines perdues. L’éternité, ou plutôt : la vie éternelle. Il semble bien que Simon Liberati nous en dise un mot dans ce livre, Les rameaux noirs (Stock, août 2017), le plus beau de la saison.

    > Lire la suite

  • Bienheureux comme Blaise Pascal
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 20/07/2017

    Voilà la nouvelle la plus importante de l’été. Le pape François, jésuite, a élevé le janséniste Blaise Pascal au rang de « bienheureux ». « Bienheureux » est le dernier barreau avant le grade ultime de « saint ». Il faudra la bagatelle de deux ou trois siècles pour finir le travail. Mais que l’auteur des Provinciales devienne soluble sous les ors baroques du baldaquin de saint Pierre bouleverse comme la découverte d’une planète qu’on ne soupçonnait pas.

    > Lire la suite

  • L'affaire Grégory : un peu de Satan dans l’eau froide
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 12/07/2017

    Le « petit juge » Lambert a mis sa tête dans un sac plastique et il a quitté ce monde. Nous aurions oublié jusqu’à son nom si les progrès technologiques n’avaient pas rattrapé le « petit juge » par la manche. C’était l’époque où Marguerite Duras trouvait que Christine Villemin avait une allure de criminelle à la Euripide.

    > Lire la suite

  • Raymond Queneau, notes inédites
    Actualité | Publié le : 06/07/2017

    L’art d’écrire une notule est une école d’humour et d’humilité. Raymond Queneau en rédigea beaucoup, pour un journal qui s’appelait Front national, à la fin de la Seconde Guerre, et qui était de gauche, fondé par le Parti communiste – qu’on se le dise. Jean-Michel Gouvard en présente un choix sur les cinquante-six qui furent publiées.

    > Lire la suite

  • « Dominic is a good man ». Entretien avec Jonathan Littell
    Actualité | Publié le : 06/07/2017

    La NRF interroge Jonathan Littell sur son dernier film, Wrong Elements , où il retrouve la même préoccupation que dans les Bienveillantes, cette fois dans le monde africain. Des enfants tueurs dont il a retrouvé la trace et qui évoquent avec lui l’énigme du passage au mal, dix ans après les faits.

    > Lire la suite

1 2
 
Recevoir une alerte à chaque publication d’un article

Derniers articles

Patrick Modiano, un skieur glisse sur la neige
Il n’y a pas de moment plus magique, dans un roman de Modiano : c’est quand le narrateur, épuisé d’avoir en vain tant questionné les autres qui pourraient l’aider sur sa trajectoire, s’entend dire : « lui-même », dans la bouche de cette personne qu’il cherchait justement depuis des jours. Ici, dans ce dernier roman, M. Molllichi pourrait donner à son interlocuteur une bribe de clé, un bout de téléphone, un simple souvenir qui concerne Noëlle Lefebvre. C’est elle qui est au centre de l’enquête, et qu’on aimerait tant la voir pousser tout à coup la porte du bistro…

Ordeeerrr !!!!! Ordeeerrr !!!!!
John Bancrow, le speaker démissionnaire des Commons nous manque déjà, lui, son micro, son hurlement « ooordeeerr ! » battant le rappel des députés. Johnson, qui passait jusque là pour le luron de service, a été laminé par ce personnage shakespearien. John Bancrow est la seule personnalité rassurante du moment : on se demandait où est passée l’Angleterre, elle est là et c’est bien une pièce de Shakespeare qui se joue sous nos yeux dans ce théâtre du Globe que sont les Commons. Voilà enfin une bonne nouvelle : les Anglais ne peuvent pas s’empêcher d’être des Anglais.

Commons Abbey
Commons Abbey, c’est la nouvelle série britannique qui retient tout le monde à l’heure du dîner, du TV dinner. L’enchaînement est parfait : après la dévouée Theresa May dont on ne compte plus voyages inutiles à Bruxelles, voici l’ébouriffant Boris, dont on ne sait plus, à l’heure de ces lignes, s’il est encore Premier ministre. Il faut voir Boris, coiffé – ou plutôt non coiffé d’une sorte de brosse jaunâtre, précédé de son lugubre conseiller Dominic Cummings, âme damnée, habillé de gris, en jean cendre.

> Tous les articles
Rechercher
Ok

Ce site utilise des cookies nécessaires à son bon fonctionnement, des cookies de mesure d’audience et des cookies de modules sociaux. Pour plus d’informations et pour en paramétrer l’utilisation, cliquez ici. En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous consentez à l’utilisation de cookies.