Le blog de Michel Crépu Avril 2017

  • Compère Perec
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 27/04/2017

    Il fait beau, il fait froid. Ce sont les saints de glace, comme on disait au Moyen Âge. Période au cours de la quelle le vilain bonhomme hiver refuse de rendre les clés au joyeux printemps qui s’impatiente. Au bord de la Seine, les peupliers dodelinent de la tête sur les vieux livres. Nous marchons d’un pas égal au bord du fleuve, avec le soucieux Jean-Pierre Dandrelin. Qu’est ce qu’il y a Jean-Pierre, qui ne va pas ?

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  • Comédie française
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 20/04/2017

    La saison théâtrale s’achève. La folle de l’Élysée, pièce en trois actes de Bernard Duchapon arrive à son dénouement. Le dernier acte se tiendra dans les escaliers sanglants de l’Élysée. Rouges du sang versé par les candidats malchanceux. La pièce a été un immense succès, elle s’est jouée à guichets fermés sans forcer sur les comités d’entreprise à tarif réduit. La NRF, cette vieille théâtreuse à la voix de cigarettes ne s’est pas ennuyée du tout.

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  • Aimer ou soutenir
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 13/04/2017

    Le candidat Fillon n’a que faire de notre amour ; il veut seulement qu’on le soutienne. Il l’a dit dans un meeting : « je ne vous demande pas de m’aimer, je vous demande de me soutenir. » Toutefois, la question demeure épineuse de savoir comment l’on peut soutenir dès lors que l’on n’aime plus. Dante ne dit-il pas, à la fin de la Divine comédie que c’est l’amour qui agit le soleil et les étoiles dans le ciel ? On pourrait bien imaginer qu’un modeste candidat bénéficie du même souffle que les myriades d’astéroïdes qui assistent en silence à la campagne présidentielle.

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  • PRESIDENTIELLES. LA FOIRE DU TRÔNE
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 06/04/2017

    À un tabouret près, c’eût été la Cène, moins Jésus. Les onze candidats semblaient plutôt tenir d’une philharmonie de province invitée à Paris pour jouer dans un beau kiosque. On pouvait voir de près ces conscrits venus avec leur bardât, comme par exemple M. Jean Lassalle, ou bien M. Jacques Cheminade, dont le nom doit figurer dans un roman de Georges Duhamel. Au moment de démarrer une phrase, M. Lassalle dit toujours : « mes chers compatriotes » et le « compatriote » déboule au micro comme un violent torrent de montagne aux crues de printemps.

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Derniers articles

Julien Green, un petit rire derrière la porte Julien Green, un petit rire derrière la porte
Une vie de lecteur se compose de rencontres qui finissent par trouver leur place dans le long cortège des livres lus, retenus, aimés. Une certaine hiérarchie y impose ses choix, avec le temps. Il y a ceux du premier rang, et il y a ceux du second. Un troisième rang est même prévu, on peut y déjeuner pour pas cher, parfois mieux que dans certains endroits plus réputés. Il faut toujours vérifier par soi-même. Le Journal de Julien Green était du premier rang.

Un jour de pluie à Paris
Personne n’a oublié l’inoubliable Anthony Perkins du Psychose d’Alfred Hitchcock, mais qui n’a pas oublié les romances de l’acteur, au temps bienheureux des premières sixties, lorsqu’il chantait L’automne à Paris ? Il n’est guère que notre merveilleux Woody Allen pour lever la main, à l’énoncé du nom de Perkins chanteur. Un jour de pluie à New York, titre de son dernier film nous ramène à cette musique si charmante et profonde qu’on entend aussi bien au coin de certaine page du roman tout récent de Patrick Modiano, Encre sympathique.

Patrick Modiano, un skieur glisse sur la neige
Il n’y a pas de moment plus magique, dans un roman de Modiano : c’est quand le narrateur, épuisé d’avoir en vain tant questionné les autres qui pourraient l’aider sur sa trajectoire, s’entend dire : « lui-même », dans la bouche de cette personne qu’il cherchait justement depuis des jours. Ici, dans ce dernier roman, M. Molllichi pourrait donner à son interlocuteur une bribe de clé, un bout de téléphone, un simple souvenir qui concerne Noëlle Lefebvre. C’est elle qui est au centre de l’enquête, et qu’on aimerait tant la voir pousser tout à coup la porte du bistro…

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