Mars 2017

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  • La tête de François Fillon
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 30/03/2017

    Le moment approche, une sorte d’épilogue, où il va devenir possible au portraitiste de François Fillon de toucher au but. Cela aura été la grande énigme de cette campagne présidentielle, quoiqu’il en soit de son résultat et des convictions qui nous animent. Un homme qui a été longtemps le préféré des Français, au beau temps de la Sarkozie, un serviteur policé de l’État, à la voix rêche et nette, paraissant insensible au show soudain basculant de lui-même dans son contraire.

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  • En lisant la New York Review of Books
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 23/03/2017

    Allons bon, Bob Silvers est mort. Il avait 87 ans. Bob Silvers avait été en 1963 le cofondateur de la New York Review of Books avec Barbara Epstein, disparue en 2006. Comme on disait déjà la Paris Review, on dirait la New York Review. C’était une façon de relier, par la grâce des lettres, le nouveau monde à l’ancien. Silvers était le patron, on pouvait l’appeler à tout moment, toujours « à la revue », toujours prêt à lire un texte qu’on lui apportait.

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  • Bonne matinée
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 16/03/2017

    Il était une fois un homme merveilleux et cet homme est mort la semaine dernière. Il s’appelait Pierre Bouteiller. Il n’avait pas écrit de livre, nul fait d’arme ne le signalait à la renommée. Il était simplement ce qu’on appelle un homme de radio (France Inter). Il existe deux catégories fondamentales d’« homme de radio ». Il y a l’homme de radio du jour, et il y a l’homme de radio de la nuit.

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  • Proust l'optimiste
    Actualité | Publié le : 10/03/2017

    Où en sommes-nous avec Proust aujourd’hui ? Jean-Yves Tadié revient dans un entretien paru dans La NRF de mars 2017 sur l’attention portée à l’auteur de La Recherche au cours du XXe siècle.

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  • Macron, l’intellectuel post-humain
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 09/03/2017

    Il n’y a rien de plus ennuyeux à écrire qu’un article sur les intellectuels. C’est ce que nous allons faire ce matin. En France, où le cogito s’équipait toujours d’une solide serviette pour se mettre à table, cette coutume a disparu au profit d’un régime alimentaire que la pudeur et le sens des droits de l’homme interdisent de révéler. L’intello n’a aucun goût, il ne connaît rien à la cuisine et il n’a pas même de vocabulaire pour cela. Le dernier a disparu à peu près au moment où s’installait l’émission de Laurent Ruquier On n’est pas couchés.

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Derniers articles

Pascal Quignard, l’héritier solitaire
Mais que fabrique Pascal Quignard ? On le croyait perdu en un quelconque corridor de la bibliothèque latine, à moins qu’il ne s’agît d’un de ces poètes chinois dont il a la garde, ou bien encore appliqué au déchiffrage d’un fragment inédit d’Ovide, passé inaperçu. Le voici, ce matin[1], assis à la table de Lord Chandos, correspondant célèbre de Hugo von Hofmannsthal, resté célèbre pour cette Lettre à lord Chandos qui demeure tout simplement aujourd’hui le texte capital pour quiconque médite la maladie littéraire du XXe siècle.

État de grève
C’était quand déjà ? Vous vous souvenez, cette époque où l’on courait après l’autobus, hélait un taxi, téléphonait de son vélo pour suivre le cours de la Bourse ! Parfois, au sortir d’une situation un peu vive, on décidait de débrayer, les puissants allaient voir ce qu’ils allaient voir. C’était encore le temps où faire la grève relevait d’une dramatique sociale et politique qui sentait encore le grand soir. Et puis les choses ont fini par s’étioler et se durcir en même temps. Tantôt, on voyait monter la radicalité, tantôt on se ramollissait jusqu’aux ténèbres de la dépression.

C’était comme ca
Commençons l’année par relire un peu de Marcel Arland. Personne ne pense jamais à lui et quand cela arrive, un propos désobligeant ne tarde pas à moquer le côté ronchon triste de cet écrivain secret, douloureux, qui partagea avec Jean Paulhan la direction de la NRF de 1953 à 1977. Arland était né à Varenne sur Amance en 1899, près de Langres, où il fait très froid et où personne ne va jamais non plus se promener. Le concours des circonstances a fait que Marcel Arland devint l’ami proche, pour ne pas dire intime, d’André Malraux.

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