Octobre 2017

  • Alors Saint-Ex ?
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 26/10/2017

    Jean-Claude Perrier vient d’écrire un singulier petit livre sur Saint-Exupéry aux charmantes éditions de la Table Ronde : Les mystères de Saint-Exupéry . On dirait qu’il n’y a que ça, des mystères, dans la vie de cet homme, un grand égaré au milieu d’une époque qui n’était visiblement pas faite pour lui. Perrier qui sait tout sur ce drôle de bonhomme et qui a cerné de sa lampe torche les vieilles malles qui restent encore à ouvrir, nous montre un homme secret, qui n’a peur de rien.

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  • De l’usage du mot « bordel »
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 19/10/2017

    Le chef de l’État a répété à la télévision qu’il continuera d’user du mot « bordel » quand bon lui semblera. À la bonne heure, voilà un homme d’État qui sait ce qu’il veut. Ce n’est pas comme avec ces diplomates sourcilleux à l’extrême, qu’un rien précipite chez le psy sous prétexte que la Corée du Nord a procédé à un nouvel essai nucléaire. Là, du direct, du proche, du « qui touche les gens ». Il faut dire que le chef de l’État s’exprimait dans le cadre d’une émission de variété, où il n’y a pas vraiment de questions.

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  • Billeter, Langlois, douceurs extrêmes
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 12/10/2017

    Nous alertions le pays, la semaine dernière, à grandes pompes. Le troisième régiment de chasseurs alpins était mobilisé sur Facebook et dans les casernes, on frottait dur le cuir des brodequins. C’était à propos de Jean-François Billeter pour son récit Une rencontre à Pékin (Allia) et de Christophe Langlois, auteur de Dieu en automne (Cerf). Or il s’avère que les Éditions Allia ont publié en même temps, un autre « petit » livre de Billeter, intitulé Une autre Aurélia.

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  • Ivanhoé à Pekin
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 05/10/2017

    Comme écrivent si souvent les frères Goncourt dans leur Journal : « Nous sortons de déjeuner avec Baudelaire au Procope et nous tombons sur Jean-Pierre Dandrelin. Il est curieusement coiffé d’une chapka et revêtu d’un manteau en poil de dromadaire. Comme nous nous étonnons de cet accoutrement, Dandrelin explique que le « super-market » où il va faire ses courses est désormais réglé en température de frigidaire dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. On n’avait pas eu si froid depuis la mission Charcot en Terre-Adélie, antarctique sud, 1933.

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Derniers articles

Patrick Modiano, un skieur glisse sur la neige
Il n’y a pas de moment plus magique, dans un roman de Modiano : c’est quand le narrateur, épuisé d’avoir en vain tant questionné les autres qui pourraient l’aider sur sa trajectoire, s’entend dire : « lui-même », dans la bouche de cette personne qu’il cherchait justement depuis des jours. Ici, dans ce dernier roman, M. Molllichi pourrait donner à son interlocuteur une bribe de clé, un bout de téléphone, un simple souvenir qui concerne Noëlle Lefebvre. C’est elle qui est au centre de l’enquête, et qu’on aimerait tant la voir pousser tout à coup la porte du bistro…

Ordeeerrr !!!!! Ordeeerrr !!!!!
John Bancrow, le speaker démissionnaire des Commons nous manque déjà, lui, son micro, son hurlement « ooordeeerr ! » battant le rappel des députés. Johnson, qui passait jusque là pour le luron de service, a été laminé par ce personnage shakespearien. John Bancrow est la seule personnalité rassurante du moment : on se demandait où est passée l’Angleterre, elle est là et c’est bien une pièce de Shakespeare qui se joue sous nos yeux dans ce théâtre du Globe que sont les Commons. Voilà enfin une bonne nouvelle : les Anglais ne peuvent pas s’empêcher d’être des Anglais.

Commons Abbey
Commons Abbey, c’est la nouvelle série britannique qui retient tout le monde à l’heure du dîner, du TV dinner. L’enchaînement est parfait : après la dévouée Theresa May dont on ne compte plus voyages inutiles à Bruxelles, voici l’ébouriffant Boris, dont on ne sait plus, à l’heure de ces lignes, s’il est encore Premier ministre. Il faut voir Boris, coiffé – ou plutôt non coiffé d’une sorte de brosse jaunâtre, précédé de son lugubre conseiller Dominic Cummings, âme damnée, habillé de gris, en jean cendre.

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