Juillet 2016

  • Sous le soleil de Satan
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 27/07/2016

    Relire Bernanos, par exemple, qui eût trouvé les mots pour qualifier l’inqualifiable. Et comment éviter la redite, à peine une semaine après Nice ? Mais il ne faut pas s’y tromper, ce qui s’est passé hier à Saint Etienne-du-Rouvray n’est pas l’illustration supplémentaire d’une guerre de religion entre deux sœurs rivales. Le christianisme, en France et partout en Europe, a été l’école du libre arbitre, de l’émancipation individuelle.

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  • La promenade des Anglais
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 21/07/2016

    C’était le bon temps où l’Europe cosmopolite de la Belle Époque prenait ses drinks à la terrasse du Negresco. Paul Morand, parmi d’autres, a décrit ce monde merveilleux d’où l’on ne vit rien venir. Tout n’était-il pas à l’abri ? La force d’une civilisation ne se mesure pas seulement à des chefs d’œuvres mais aussi à un répertoire de délicatesse, de courtoisie, bref un art de vivre.

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  • Happy few et gros sabots
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 13/07/2016

    L’espace d’un instant, nous nous sommes crus transportés dans les effluves paradisiaques de la finale 98. C’était le bon temps de la remontée des Champs-Élysées, sous les vivats. Mais juillet 2016 n’est pas juillet 98 et le si touchant Griezmann n’est pas encore tout à fait Zidane. Une petite brise a soufflé, il y eut même une odeur d’irrésistible une fois l’Allemagne battue.

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  • Les arbustes qu'on arrache
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 07/07/2016

    Et néanmoins, comparé aux nains qui pullulent aujourd’hui dans les allées du pouvoir, Michel Rocard a l’air d’un chêne qu’on abat. Ce n’est pourtant pas Hugo qui vient à l’esprit quand on songe à ce petit homme si sympathique et saccadé. Et comme elles en disent long, ces funérailles présidentielles que ce protestant sec a voulu s’offrir d’outre-tombe !

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Windsor, papillon de nuit Windsor, papillon de nuit
Quelque chose nous dit que nous n’avons pas tout à fait épuisé la magie de ces images en provenance de la chapelle des Windsor. La reine à son banc, trois rangs en avant, complètement seule. On dirait un papillon de nuit épuisé qui a trouvé le moyen d’entrer là. Quelques instants de repos avant de reprendre la route. Sauf qu’il n’est pas question de remonter vers le nord, comme l’autre jour les oies sauvages, à la file, dans l’immense bleu d’avril.

Portrait de la reine en Queen Portrait de la reine en Queen
La mort de Philip d’Édimbourg nous a remis en présence de la reine Elizabeth avec ce génie de l’événement qui nous ferait croire que l’Histoire a un sens. Il n’y a que l’Angleterre pour faire vibrer une telle émotion. C’est le propre des monarchies auxquelles Bossuet rappelait le memento mori : Philip d’Édimbourg était au courant que tout part à vau-l’eau, il suffisait de le voir suivre Elizabeth, à deux pas derrière, comme se promenant. Mais il y a l’art et la manière.

La France en « réa » La France en « réa »
Cette saison d’avant été promet un spectacle pour lequel il ne sera pas nécessaire d’apporter son certificat d’AstraZeneca. Quoi qu’il en soit, nous sommes déjà décorés, il n’ y a plus aujourd’hui de cette atmosphère de fête qui enchantait nos rues de l’année dernière. Les mêmes qui battaient leur fond de casserole font maintenant du service après-vente pour malades égarés. Cette malédiction aura fait naître des vocations en nombre, en remplacement des volontaires manquants, eux-mêmes déjà percutés. La France est en état de réanimation.

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