Le blog de Michel Crépu Juillet 2015

  • Lectures du chat perché
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 16/07/2015

    Un instant, décidons que nous sommes le chat. Le chat de Kipling, « qui s’en va tout seul », ou bien le chat de Marcel Aymé, qui passe le plus clair de ses journées dans la cour de la ferme. Y a-t-il une bibliothèque, dans cette bonne ferme ? Mais oui, bien sûr : l’automne venant, les frimas jetant leurs premiers gels, le chat se rapproche doucement de la cheminée et il tient compagnie au paysan qui rouvre un vieux roman de jadis.

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  • Carnets de bord
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 09/07/2015

    Bondissons un instant de l’autre côté des siècles et débarquons à Athènes à cheval avec Chateaubriand. Le tome 9 de sa Correspondance générale vient de paraître, pour l’année 1832-33, ce sont les années du dernier acte. Lorsqu’il arrive en Grèce, on est en 1806, un an après Austerlitz, le film bat son plein. Qui pourrait alors imaginer la suite ?

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  • Le referendum comme fiction
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 02/07/2015

    On comprend parfaitement que Monsieur Tsipras, élu pour faire la révolution, ne se voit pas rentrer de Bruxelles le pantalon sur les chevilles, une feuille de route libérale plantée dans le dos. Cela lui est idéologiquement tout à fait impossible. On comprend très bien qu'il ait vu dans le recours ultime au référendum la possibilité d'un geste politique de sortie digne de ce qu'il représente aux yeux de ceux qui l'ont élu.

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Derniers articles

Windsor, papillon de nuit Windsor, papillon de nuit
Quelque chose nous dit que nous n’avons pas tout à fait épuisé la magie de ces images en provenance de la chapelle des Windsor. La reine à son banc, trois rangs en avant, complètement seule. On dirait un papillon de nuit épuisé qui a trouvé le moyen d’entrer là. Quelques instants de repos avant de reprendre la route. Sauf qu’il n’est pas question de remonter vers le nord, comme l’autre jour les oies sauvages, à la file, dans l’immense bleu d’avril.

Portrait de la reine en Queen Portrait de la reine en Queen
La mort de Philip d’Édimbourg nous a remis en présence de la reine Elizabeth avec ce génie de l’événement qui nous ferait croire que l’Histoire a un sens. Il n’y a que l’Angleterre pour faire vibrer une telle émotion. C’est le propre des monarchies auxquelles Bossuet rappelait le memento mori : Philip d’Édimbourg était au courant que tout part à vau-l’eau, il suffisait de le voir suivre Elizabeth, à deux pas derrière, comme se promenant. Mais il y a l’art et la manière.

La France en « réa » La France en « réa »
Cette saison d’avant été promet un spectacle pour lequel il ne sera pas nécessaire d’apporter son certificat d’AstraZeneca. Quoi qu’il en soit, nous sommes déjà décorés, il n’ y a plus aujourd’hui de cette atmosphère de fête qui enchantait nos rues de l’année dernière. Les mêmes qui battaient leur fond de casserole font maintenant du service après-vente pour malades égarés. Cette malédiction aura fait naître des vocations en nombre, en remplacement des volontaires manquants, eux-mêmes déjà percutés. La France est en état de réanimation.

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