Novembre 2015

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  • Les articles de La NRF disponibles en numérique
    Actualité | Publié le : 30/11/2015

    Retrouvez en exclusivité sur notre site les articles, entretiens, portraits et notes de lectures, publiés dans La NRF depuis avril 2015, au format numérique.

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  • Se débrouiller tout seul
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 26/11/2015

    Frédéric Badré vient de publier un livre, La grande santé (Seuil) où il raconte son expérience toute personnelle de la maladie de Charcot (SLA) qui le frappe. Pour dire les choses simplement, cette maladie est caractérisée dans les dictionnaires comme « neurodégénérative » : cela veut dire que le corps se voit privé peu à peu de toute capacité motrice, selon un processus obstiné auquel on ne peut pas, médicalement, grand-chose.

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  • Du meurtre considéré comme rien du tout
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 19/11/2015

    Tout le reste, à côté, paraît de l’avoine pour percheron, du grain à moudre pour colloque à Sciences-Po. Ces considérations savantes sur l’avenir du chiisme, ces variables sur l’influence du marché de la drogue, ces retrouvailles, tout à coup, avec le tsar du Kremlin hier encore méprisé, le charme pittoresque du quartier bruxellois de Molenbeek, où le passeport syrien s’achète en même temps que la bouteille de lait, quoi d’autre encore ?

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  • Montaigne à Calais
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 12/11/2015

    On ne saura jamais ce qu’eût donné Glucksmann lecteur de Montaigne, confronté au drame des migrants de Calais, ces nouveaux boat people en plein cœur de l’espace Schengen. Cette question de la frontière, soudain, qui ne se posait pas au temps des khmers rouges, quand il ne s’agissait que de les fuir n’importe où. Mais l’extrême urgence glucksmannienne, à Calais, cela veut dire quoi au juste ?

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  • Good morning avec James Joyce
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 05/11/2015

    Un ami du poète américain E. E. Cummings* lui écrivit un jour qu'il n'y avait rien de voluptueux comme la sensation d'être « le premier à faire certaine chose ». Il l'écrivait à E. E. Cummings en pensant sûrement que ce dernier avait dû connaître une telle volupté. On y repensait très modestement hier soir en feuilletant d'un œil faussement négligent la dernière traduction du fameux chapitre « Anna Livia Plurabelle » que nous donne Philippe Blanchon aux éditions bien connues de La Nerthe.

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Derniers articles

Pascal Quignard, l’héritier solitaire
Mais que fabrique Pascal Quignard ? On le croyait perdu en un quelconque corridor de la bibliothèque latine, à moins qu’il ne s’agît d’un de ces poètes chinois dont il a la garde, ou bien encore appliqué au déchiffrage d’un fragment inédit d’Ovide, passé inaperçu. Le voici, ce matin[1], assis à la table de Lord Chandos, correspondant célèbre de Hugo von Hofmannsthal, resté célèbre pour cette Lettre à lord Chandos qui demeure tout simplement aujourd’hui le texte capital pour quiconque médite la maladie littéraire du XXe siècle.

État de grève
C’était quand déjà ? Vous vous souvenez, cette époque où l’on courait après l’autobus, hélait un taxi, téléphonait de son vélo pour suivre le cours de la Bourse ! Parfois, au sortir d’une situation un peu vive, on décidait de débrayer, les puissants allaient voir ce qu’ils allaient voir. C’était encore le temps où faire la grève relevait d’une dramatique sociale et politique qui sentait encore le grand soir. Et puis les choses ont fini par s’étioler et se durcir en même temps. Tantôt, on voyait monter la radicalité, tantôt on se ramollissait jusqu’aux ténèbres de la dépression.

C’était comme ca
Commençons l’année par relire un peu de Marcel Arland. Personne ne pense jamais à lui et quand cela arrive, un propos désobligeant ne tarde pas à moquer le côté ronchon triste de cet écrivain secret, douloureux, qui partagea avec Jean Paulhan la direction de la NRF de 1953 à 1977. Arland était né à Varenne sur Amance en 1899, près de Langres, où il fait très froid et où personne ne va jamais non plus se promener. Le concours des circonstances a fait que Marcel Arland devint l’ami proche, pour ne pas dire intime, d’André Malraux.

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