Le blog de Michel Crépu

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  • Portrait de la reine en Queen
    | Publié le : 14/04/2021

    La mort de Philip d’Édimbourg nous a remis en présence de la reine Elizabeth avec ce génie de l’événement qui nous ferait croire que l’Histoire a un sens. Il n’y a que l’Angleterre pour faire vibrer une telle émotion. C’est le propre des monarchies auxquelles Bossuet rappelait le memento mori : Philip d’Édimbourg était au courant que tout part à vau-l’eau, il suffisait de le voir suivre Elizabeth, à deux pas derrière, comme se promenant. Mais il y a l’art et la manière.

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  • La France en « réa »
    | Publié le : 08/04/2021

    Cette saison d’avant été promet un spectacle pour lequel il ne sera pas nécessaire d’apporter son certificat d’AstraZeneca. Quoi qu’il en soit, nous sommes déjà décorés, il n’ y a plus aujourd’hui de cette atmosphère de fête qui enchantait nos rues de l’année dernière. Les mêmes qui battaient leur fond de casserole font maintenant du service après-vente pour malades égarés. Cette malédiction aura fait naître des vocations en nombre, en remplacement des volontaires manquants, eux-mêmes déjà percutés. La France est en état de réanimation.

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  • Un pénitent sûr de lui
    | Publié le : 01/04/2021

    Au fond, il n’a pas changé : la tête d’un angelot au regard perçant. L’épreuve lui a imposé le masque, elle a fait de lui un pénitent qui se dresse, un humble qui distribue les répliques. Depuis toujours, il entretient avec le réel des relations de voisinage incertain. Le réel du président Macron, c’est le président Macron.

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  • Écrire, c'est couper
    | Publié le : 25/03/2021

    M. de Jolibois, pharmacien à Niort, nous écrit : « Ayant la chance de lire le russe, quelle n’a pas été ma surprise de lire, dans la préface à l’édition Folio de La Dame de Pique de Pouchkine traduite par André Gide, cette curieuse illustration du supplément kitsch, à l’exemple de Prosper Mérimée qui traduisit lui-même Pouchkine. »

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  • Le vieux Dieu
    | Publié le : 11/03/2021

    Comme dirait Philippe Sollers dans Légende, son dernier livre : « le vieux Dieu est mort ». Cela, du reste, nous le savions déjà depuis un moment. Depuis Zarathoustra et ce brave Nietzsche, toujours là quand on demande un volontaire. Simplement, on dirait que quelque chose, dans l’air, ne ressemble à rien de connu. Analogue à la sensation qu’on imagine ressentir quand le sable de Mars nous coule entre les doigts. Imagination enfantine, on fait ce qu’on peut pour tenter de situer un peu les choses.

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Derniers articles

Houellebecq, son nom de Beaugency dans Paris désert Houellebecq, son nom de Beaugency dans Paris désert
Avec sa reliure façon « club français du livre », le dernier ouvrage de Michel Houellebecq semble une édition de luxe d’un grand roman d’Henri Troyat, du temps où les romans étaient conçus comme des armoires normandes, pour durer très longtemps. Qu’en sera-t-il de ce monstre narratif où l’auteur des Particules a voulu braquer sa lanterne ?

Présidentielle sans fin Présidentielle sans fin
Ce que l’on vit, maintenant, c’est l’après deuil des « grandes idéologies ». L’URSS est morte il y a trente ans et nombreux, alors, furent ceux qui pensaient à l’avènement d’un règne de l’après, confondu par certains avec la « fin » de l’histoire. Et puis l’on s’est rendu compte que cette « fin de l’histoire » contenait en elle-même quantité de virus clandestins, impossibles à détecter, qui n’obéissaient à aucune logique déjà expérimentée. On disait : « fin des grandes idéologies » alors même que c’était la notion de « fin » qui n’avait plus aucun sens.

Soir d’hiver Soir d’hiver
La fin de l’année s’approche, dans un climat de drôle de guerre. On croyait pouvoir se donne la fraîcheur intime d’un prochain Noël et voilà qu’il faut à nouveau astiquer les seringues. C’est le moment de ressortir un vieux NRF, cru 1977 entretenu au fil des mois, des ans, par celui qui en fut le promeneur mystérieux, Marcel Arland, plus que n’importe quel autre.

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