Le blog de Michel Crépu

1 ... 5 6 7 8 9
  • Une décision
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 09/08/2018

    Il n’y a sans doute plus que Patrick Besson pour se souvenir de l’étrange Jan Palach, s’immolant par le feu un certain 16 janvier 69, en plein cœur de Prague. L’idée était sans doute de protester contre l’intervention soviétique du mois d’août précédent. On écrit « sans doute » », car Palach était un jeune homme très discret qui n’a pratiquement rien laissé derrière lui, que des cendres. Anthony Sitruk, aux éditions du Dilettante est parti à sa recherche et il a bien fait.

    > Lire la suite

  • After after shave
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 01/08/2018

    Encore quelques jours, le temps que fonde la fièvre hystérique, et Alexandre Benalla paraîtra enfin pour ce qu’il est : un sage méditant, un œil du cyclone, très à distance du cirque, ayant déjà digéré son faux petit châtiment. Un soir de disgrâce aussitôt épongée par l’amitié présidentielle. Entre les deux Benalla, le cogneur scorcesien et le philosophe de Columbia à lunettes cerclées, vient d’en surgir un troisième : un jeune haut fonctionnaire glabre, calme par dessus tout, ayant son temps pour recevoir les journalistes.

    > Lire la suite

  • Pulsion d'État
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 25/07/2018

    Sur les photographies, Alexandre Benalla semble tenir à la fois du voyou gominé à la Scorcese et de l’étudiant de Columbia en sciences politiques. Quel mystère ! On a eu beau fouiller ses anciens livrets scolaires, relire ses compositions françaises, remonter l’ascension en sens inverse, on arrive toujours devant un jeune homme bizarrement ailleurs, jusqu’à ce moment de la Contrescarpe où vient prendre l’incendie. Adieu cartes de visites et autres « badges » princiers : on ne sait plus à qui l’on a affaire, ni en vertu de quelle légitimité.

    > Lire la suite

  • Un beau soir
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 18/07/2018

    Le beau soir diffère essentiellement du « Grand Soir » en ce qu’il ne manifeste nullement l’intention d’organiser un Jugement dernier. Un Jugement dernier réservé bien sûr aux coupables, aux mécréants et dissidents de toute sorte. Le beau soir ne tient pas à disposer d’une majuscule de fonction. Il se contente de gagner la coupe du monde de football.

    > Lire la suite

  • Poor England
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 12/07/2018

    Les Britanniques, qui codifièrent le football il y a plus d’un siècle, font figure aujourd’hui d’anciens magiciens à la rue, faisant la manche pour un repas chaud. Voyez le gardien de but, Jordan Pickford, qui a soulevé l’espoir, un instant, que le vent victorieux allait jouer avec son équipe. On avait l’impression que Pickford pouvait tout, surtout l’impossible. Pickford était au rugby ce que la mer était à son pays menacé par Napoléon : un mur infranchissable.

    > Lire la suite

1 ... 5 6 7 8 9
 
Recevoir une alerte à chaque publication d’un article

Derniers articles

Julien Green, un petit rire derrière la porte Julien Green, un petit rire derrière la porte
Une vie de lecteur se compose de rencontres qui finissent par trouver leur place dans le long cortège des livres lus, retenus, aimés. Une certaine hiérarchie y impose ses choix, avec le temps. Il y a ceux du premier rang, et il y a ceux du second. Un troisième rang est même prévu, on peut y déjeuner pour pas cher, parfois mieux que dans certains endroits plus réputés. Il faut toujours vérifier par soi-même. Le Journal de Julien Green était du premier rang.

Un jour de pluie à Paris
Personne n’a oublié l’inoubliable Anthony Perkins du Psychose d’Alfred Hitchcock, mais qui n’a pas oublié les romances de l’acteur, au temps bienheureux des premières sixties, lorsqu’il chantait L’automne à Paris ? Il n’est guère que notre merveilleux Woody Allen pour lever la main, à l’énoncé du nom de Perkins chanteur. Un jour de pluie à New York, titre de son dernier film nous ramène à cette musique si charmante et profonde qu’on entend aussi bien au coin de certaine page du roman tout récent de Patrick Modiano, Encre sympathique.

Patrick Modiano, un skieur glisse sur la neige
Il n’y a pas de moment plus magique, dans un roman de Modiano : c’est quand le narrateur, épuisé d’avoir en vain tant questionné les autres qui pourraient l’aider sur sa trajectoire, s’entend dire : « lui-même », dans la bouche de cette personne qu’il cherchait justement depuis des jours. Ici, dans ce dernier roman, M. Molllichi pourrait donner à son interlocuteur une bribe de clé, un bout de téléphone, un simple souvenir qui concerne Noëlle Lefebvre. C’est elle qui est au centre de l’enquête, et qu’on aimerait tant la voir pousser tout à coup la porte du bistro…

> Tous les articles
Rechercher
Ok

Ce site utilise des cookies nécessaires à son bon fonctionnement, des cookies de mesure d’audience et des cookies de modules sociaux. Pour plus d’informations et pour en paramétrer l’utilisation, cliquez ici. En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous consentez à l’utilisation de cookies.