Le blog de Michel Crépu

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  • La jeune fille et le caporal
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 31/10/2018

    Ceux qui agitent des gousses d’ail en espérant que cela va dissoudre le nouveau cauchemar présidentiel brésilien risquent l’épuisement à très court terme. Nous savons que Jair Bolsonaro affiche complet au tableau des ignominies : d’extrême-droite, raciste, misogyne et homophobe – on doit en oublier. La litanie de ces informations connues de longue date, n’a pas empêché les brésiliens d’opter quand même pour M. Bolsonaro. Hier, il n’était rien, un vulgaire petit caporal, aujourd’hui il est devenu imperator. On a déjà vu cela, dans le passé.

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  • Le solitaire de l’Élysée
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 18/10/2018

    Vous souvenez-vous, c’était il y a à peine plus d’un an, Bonaparte-Macron surgissait des caves du Louvre dans l’habit fraîchement démêlé d’un jeune président. Cette victorieuse « campagne d’Italie » ouvrait les portes à l’idée qu’on s’en faisait : un tournant d’époque, et ce tournant emmenait avec lui les dernières vieilleries du siècle précédent. Un an plus tard, l’étincelant jeune homme s’adresse aux Français en lisant ses feuilles.

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  • En attendant l'Intérieur
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 11/10/2018

    Puisque le ministre de l'Intérieur n'est toujours nommé, replongeons nous dans Vingt ans après où Alexandre Dumas s'offre le luxe de faire revenir ses "potes" les mousquetaires sur le devant. Dumas est avec le roman comme un dompteur de tigres. Il y a une entente subliminale entre l'auteur et ses fauves sans équivalent ailleurs dans la littérature. Aramis vit à la campagne dans un couvent "jésuitique", il se la coule douce mais quand même toujours le doigt sur la rapière, un psautier dans une main, l'épée dans l'autre.

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  • Avez-vous un soir pour Beckett ?
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 27/09/2018

    Ce sont des choses qui relèvent désormais de l’irrationnel, du délire simple. On enferme celui qui tient de tels propos : Samuel Beckett, l’auteur d’En attendant Godot, prix Nobel de littérature, n’a jamais donné la moindre interview, et c’est son éditeur Jérôme Lindon qui avait fait le voyage de Stockholm à sa place. On a le droit de trouver que Beckett aurait pu faire un petit effort. Ne pas aller à Stockholm recevoir sa médaille de Nobel n’est pas un exploit en soi. Il y avait simplement que Beckett, coutumier de la pénombre, ne se voyait pas en pleine lumière.

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  • Surmoi d’occasion
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 20/09/2018

    C’est la dernière potiche qu’on peut trouver pour deux euros au vide-grenier de la civilisation. On dirait un coléoptère aux ailes vaguement tremblantes, un réflexe d’autrefois. Le temps charmant du libre arbitre, émané des cornues de saint Augustin et qui vécut son âge d’or dans les bras de Blaise Pascal. C’était le temps où l’« être humain » pouvait se concevoir de la sorte, non comme une tour de contrôle dans la nuit étoilée mais presque.

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Derniers articles

Joe Biden, humilité, élégance
L’actualité américaine nous étonne par sa façon de remonter à travers les années. L’épisode Trump est-il à peine refermé que la silhouette de Joe Biden occupe désormais le cadre. Il serait difficile de trouver symétrique plus inversé : Trump était vulgaire et menteur, Biden est élégant et humble. Il pourra servir de modèle d’instruction à tous ceux qui aspirent à faire carrière dans la politique. Ce ne sera pas très difficile, car Biden n’est pas un acteur complexe. Ce qui domine, chez lui, c’est un effet de clarté.

Don Quichotte on the road
Les années passent, la planète renouvelle son stock d’imagination, ce qui semblait hors de propos occupe soudain le premier plan. Il y a des experts pour cela, des gens qui savent décrire les changements, on les appelle les « écrivains ». On en croise encore, de loin en loin, on les reconnaît à une certaine démarche. Salman Rushdie en fait partie. Regardez-le bien, vous n’êtes pas près d’en revoir un exemplaire de sitôt. Se souvient-on encore de l’affaire des Versets sataniques qui lui avaient valu d’écoper d’une « fatwa » pour crime d’humour et d’insolence ?

Tristesse du réactionnaire
Les bonnes règles du savoir-vivre entre revues ignorent naturellement les désaccords intellectuels. On ferme les yeux sur des propositions qui mériteraient en temps normal qu’on réclame au moins un duel et on salue fraternellement un équipage qui croit encore au papier, à l’imprimé, des babioles de ce genre. Bonne nouvelle donc, le dernier numéro de Service littéraire vient de paraître...

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