Le blog de Michel Crépu

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  • Enfin Perse, quoi
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 23/08/2018

    Est-ce qu’on a le droit de ne pas commencer tout de suite par la rentrée littéraire et ses obligations biologiques (la série des sketches du « toute la ville en parle » et destinés à servir d’apéro avant les choses sérieuses) ? Un groupe de paléontologues vient d’exhumer le corps congelé d’une jeune fille sibérienne de 90 000 ans, en parfait état de marche, laquelle nous semble une sorte de cousine éloignée qui aurait été surprise par la tempête.

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  • Du nerf
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 16/08/2018

    La rentrée littéraire s’approche à pas de loup, faisant un boucan déjà terrible. Ne parle-t-on pas d’une rentrée de milliers de premiers romans ? Après quinze jours passés à la cave, pour lutter contre la canicule, le critique taille ses crayons de couleurs, il songe déjà à rentrer du bois pour cet hiver, en prévision des jours noirs de grand froid. Tous ces livres qui n’auront pas été lus durant l’automne alors qu’ils auraient dû l’être et qui formeront le bataillon des béros de la littérature, les dédaignés des prix, les sacrifiés sur l’autel de la performance.

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  • Un écrivain, Sir Vidjadhar Surajprasad Naipaul
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 13/08/2018

    On pourrait après tout s’en tenir là : malicieux, faux cynique, s’intéressant à tout ce qui croisait son champ de vision, V.S Naipaul qui vient de mourir à quatre-vingt-cinq ans, laisse en partant une œuvre fourmillante, un extraordinaire reflet des bouleversements dont l’Inde a été le théâtre depuis la fin de l’Empire colonial britannique. Et pas seulement l’Inde. Ce ne serait pas faux mais ne dirait rien de la profondeur de cette œuvre. À la fois protéiforme et subtile, si terriblement anglaise pour un fils d’immigrés de la Trinidad.

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  • Une décision
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 09/08/2018

    Il n’y a sans doute plus que Patrick Besson pour se souvenir de l’étrange Jan Palach, s’immolant par le feu un certain 16 janvier 69, en plein cœur de Prague. L’idée était sans doute de protester contre l’intervention soviétique du mois d’août précédent. On écrit « sans doute » », car Palach était un jeune homme très discret qui n’a pratiquement rien laissé derrière lui, que des cendres. Anthony Sitruk, aux éditions du Dilettante est parti à sa recherche et il a bien fait.

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  • After after shave
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 01/08/2018

    Encore quelques jours, le temps que fonde la fièvre hystérique, et Alexandre Benalla paraîtra enfin pour ce qu’il est : un sage méditant, un œil du cyclone, très à distance du cirque, ayant déjà digéré son faux petit châtiment. Un soir de disgrâce aussitôt épongée par l’amitié présidentielle. Entre les deux Benalla, le cogneur scorcesien et le philosophe de Columbia à lunettes cerclées, vient d’en surgir un troisième : un jeune haut fonctionnaire glabre, calme par dessus tout, ayant son temps pour recevoir les journalistes.

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