Le blog de Michel Crépu

1 ... 3 4 5 6 7
  • Jean-Pierre Richard le généreux
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 28/03/2019

    Curieusement, l’annonce de la mort de Jean-Pierre Richard a fait de lui un « critique littéraire », ce qu’il n’était absolument pas. Au sens le plus précis possible de ce terme, Richard était un essayiste, c’est-à-dire quelqu’un qui cherchait à extraire d’une forme donnée la matière d’une interprétation tout à la fois esthétique et philosophique. Là où le simple critique exprime son goût ou son dégoût, valorise ses emballements sans trop s’attarder, l’essayiste qu’était Richard s’enfonçait plus loin dans la forêt du sens.

    > Lire la suite

  • JEAN STAROBINSKI, L’AUDACIEUX PAISIBLE
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 07/03/2019

    Dans son bureau de Genève, où il recevait les visiteurs, Jean Starobinski (« Staro » pour tout le monde), qui vient de mourir à l’âge de 98 ans ne semblait pas éprouvé par le poids des ans ni des travaux. À la voix douce et précise, il avait cette façon si particulière d’engager la conversation en ayant l’air de donner la parole à son interlocuteur. C’était une manière d’assumer son identité intellectuelle d’humaniste, le dernier de ce calibre. Mais là non plus, Jean Starobinski n’en rajoutait pas.

    > Lire la suite

  • Macron, une histoire sans parole
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 06/12/2018

    En une poignée de jours, on est passé avec Emmanuel Macron de la fulgurante campagne présidentielle à un sinistre Waterloo dont on ne sait même pas quel sera l’épilogue. Le modèle bonapartien servait pour décrire un talent politique hors-pair, une effraction de plein fouet du vieux milieu des parlementaires plus souvent à la buvette qu’à leur siège. Ce modèle a volé en éclats en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire.

    > Lire la suite

  • Une minute pour Wallace Stevens
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 15/11/2018

    Il y avait une fois un poète américain qui s’appelait Wallace Stevens, moins reconnu au tableau des géants, comme Ezra Pound ou T.S Eliot, mais dont la présence discrète, digne, avait l’allure d’un rocher doux au toucher. Il était né en 1879 et mourut en août 55. Le matin, levé tôt, il écrivait puis allait à son travail d’avocat en traversant un parc qui le fournissait en impressions, en pensées, en idées. Des canards sur l’eau faisaient l’affaire. On voit bien, à le lire, que Stevens était l’un de ces écrivains américains intensément cultivés...

    > Lire la suite

  • La jeune fille et le caporal
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 31/10/2018

    Ceux qui agitent des gousses d’ail en espérant que cela va dissoudre le nouveau cauchemar présidentiel brésilien risquent l’épuisement à très court terme. Nous savons que Jair Bolsonaro affiche complet au tableau des ignominies : d’extrême-droite, raciste, misogyne et homophobe – on doit en oublier. La litanie de ces informations connues de longue date, n’a pas empêché les brésiliens d’opter quand même pour M. Bolsonaro. Hier, il n’était rien, un vulgaire petit caporal, aujourd’hui il est devenu imperator. On a déjà vu cela, dans le passé.

    > Lire la suite

1 ... 3 4 5 6 7
 
Recevoir une alerte à chaque publication d’un article

Derniers articles

Don Quichotte on the road
Les années passent, la planète renouvelle son stock d’imagination, ce qui semblait hors de propos occupe soudain le premier plan. Il y a des experts pour cela, des gens qui savent décrire les changements, on les appelle les « écrivains ». On en croise encore, de loin en loin, on les reconnaît à une certaine démarche. Salman Rushdie en fait partie. Regardez-le bien, vous n’êtes pas près d’en revoir un exemplaire de sitôt. Se souvient-on encore de l’affaire des Versets sataniques qui lui avaient valu d’écoper d’une « fatwa » pour crime d’humour et d’insolence ?

Tristesse du réactionnaire
Les bonnes règles du savoir-vivre entre revues ignorent naturellement les désaccords intellectuels. On ferme les yeux sur des propositions qui mériteraient en temps normal qu’on réclame au moins un duel et on salue fraternellement un équipage qui croit encore au papier, à l’imprimé, des babioles de ce genre. Bonne nouvelle donc, le dernier numéro de Service littéraire vient de paraître...

Un soir au Châtelet
On donne en ce moment au Châtelet Un américain à Paris, le chef-d’œuvre de Georges Gershwin dont Vincente Minnelli fit le film que l’on sait. Gene Kelly descend les Champs-Élysées comme un matelot faisant escale, il est heureux, la vie est belle. La coupe de son pantalon est simplement parfaite. Qui a donné à Dieu cette idée de créer Paris, un paradis sur terre ? On cherche encore la réponse. Ella Fitzgerald s’est elle-même posé la question, on pense à elle quand on entend redire pour la merveilleuse millionième fois « They Can’t take that away from me »...

> Tous les articles
Rechercher
Ok

Ce site utilise des cookies nécessaires à son bon fonctionnement, des cookies de mesure d’audience et des cookies de modules sociaux. Pour plus d’informations et pour en paramétrer l’utilisation, cliquez ici. En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous consentez à l’utilisation de cookies.