Juillet 2018

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  • Lanzmann, le justicier
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 06/07/2018

    Il y a les justes et il y a le justicier. Claude Lanzmann (1925-2018) était le justicier. Le vengeur qui consomme sa mission jusqu’à la dernière goutte. Pas de négociation à l’amiable, pas d’arrangement possible. Tout dans l’implacable et minutieux récit du vrai. Le comment ça s’est passé dans cette partie d’Europe, la plus raffinée qui soit et qui a vu l’impensable mener son affaire jusqu’à ce que les choses tournent en faveur du monde libre. Lanzmann s’était juré de vider la chose jusqu’au dernier atome. Et il y est arrivé.

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  • Le foot est-il populiste ?
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 05/07/2018

    Certains beaux esprits le laissent entendre, non sans cette nuance de hauteur dont on se demande à quelle autorité ils la doivent. On se souvient que Philippe Bouvard, aux débuts de Johnny à l’Olympia, deux cents sièges brisés, posait la question de la ressemblance avec un meeting nazi. La suite aura permis de juger si feu Johnny avait de la graine totalitaire dans les cordes vocales. Les turbulences de fin de partie, jusqu’aux plus virulentes, n’ont rien de commun avec les défilés de chemise brune. Et d’ailleurs, quand on mouille le maillot, les couleurs se dissipent.

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  • Les notes de lecture de la NRF de juillet en accès libre
    Actualité | Publié le : 05/07/2018

    Au menu du numéro de juillet : Francis Tabouret, Frédéric Jacques Temple, Emmanuelle Lambert, Jean-Michel Rey, Nathalie Quintane, Gregor Hens et André Blanchard, à découvrir ici !

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Derniers articles

Jean Daniel, la conviction et le style
Jean Daniel a snobé son centenaire. L’enfant de Blida, en Algérie, qui se souvenait du braiement matinal de l’âne, comme celui du tableau de Bellini peignant l’extase de saint François, a opté pour les 99 ans. Elégant Jean Daniel, qui aimait séduire, ne parlant jamais fort, toujours dans un demi sourire d’homme du monde. Il est impossible de parler de lui sans parler d’Albert Camus, son modèle, son totem, son mur de renvoi de balle quoi qu’il ait pu en être des désaccords entre les deux hommes.

Guyotat au bout de la langue
Le crâne d’un bonze glabre, l’allure d’un vieux chef scout avec son piolet (son père avait été médecin de campagne), il émanait de sa personne quelque chose de doux et mystérieux. Pierre Guyotat qui vient de mourir à l’âge de quatre-vingts ans, était une tour de silence. Il parlait parfois, toujours dans la simplicité, disant des choses à mi chemin de la littérature et du comptoir de bistrot. Rien que de normal, c’est sur la page que les choses importantes avaient lieu.

Maître Steiner
On le sait bien que le mot d’humanisme pend comme une vieille chaussette au milieu des vitrines de Noël de l’imposture philosophique. Les chaussettes de Steiner se remarquaient tout de suite à l’usage du talon qui racle, à force des heures passées en bibliothèque à peser le pour et le contre. Par exemple, « pour » Dostoïevski ou « pour » Tolstoï ? C’était la grande question durant ces années charnières, entre Lévi-Strauss et Soljenitsyne, quand on ne savait plus très bien qui était mort, Dieu, l’homme ?

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