Janvier 2017

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  • Michel Déon, l’homme qui savait ce qu’il voulait
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 05/01/2017

    Au narrateur de la Recherche notant que « le 1er janvier ne sait pas qu’il est le 1er janvier », répondons sans trembler que ce nouvel an 2017 sait terriblement qui il est. Rarement aura-t-on vu si peu interchangeables que ces années où nous sommes pris comme dans un étau. Il faut s’en réjouir, cela aiguise la réflexion, affine les points de vue. Tout change tout le temps : ainsi de François Fillon donné roi de la planète il y a deux mois. Voyez-le désormais errant dans les rues, la gamelle à la main, pour avoir l’air d’un vrai pauvre. Qui l’eût cru ?

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Derniers articles

Ou sans cela une opérette
Luc Fraisse présente un ensemble de nouvelles inédites de Marcel Proust. C’est un événement. Quand bien même voudrait-on prendre un peu de recul, il est impossible de tenir plus d’un ou deux soirs avant de se jeter en plein dedans. Ces pages remontées de l’abîme, il n’est pas difficile de se persuader qu’elles avaient besoin de notre lecture, de la lumière du jour.

Julien Green, un petit rire derrière la porte Julien Green, un petit rire derrière la porte
Une vie de lecteur se compose de rencontres qui finissent par trouver leur place dans le long cortège des livres lus, retenus, aimés. Une certaine hiérarchie y impose ses choix, avec le temps. Il y a ceux du premier rang, et il y a ceux du second. Un troisième rang est même prévu, on peut y déjeuner pour pas cher, parfois mieux que dans certains endroits plus réputés. Il faut toujours vérifier par soi-même. Le Journal de Julien Green était du premier rang.

Un jour de pluie à Paris
Personne n’a oublié l’inoubliable Anthony Perkins du Psychose d’Alfred Hitchcock, mais qui n’a pas oublié les romances de l’acteur, au temps bienheureux des premières sixties, lorsqu’il chantait L’automne à Paris ? Il n’est guère que notre merveilleux Woody Allen pour lever la main, à l’énoncé du nom de Perkins chanteur. Un jour de pluie à New York, titre de son dernier film nous ramène à cette musique si charmante et profonde qu’on entend aussi bien au coin de certaine page du roman tout récent de Patrick Modiano, Encre sympathique.

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