Mai 2019

  • Pécuchet et Bouvard
    | Publié le : 17/05/2019

    Lorsqu’on traduisit en français l’ouvrage de Roberto Calasso La ruine de Kash, c’était le bon temps des années 80 (83 en Italie pour l’édition originale, 87 en France pour la traduction). Tout apparaissait encore magiquement dans la nuée lumineuse d’un après, ou plutôt d’un «post » : l’Histoire avec un grand H s’enchantait elle-même de ses atomes pulvérisés, on se réjouissait que la fin de l’Histoire fût aussi resplendissante et la chute du Mur ne fit que donner à ce spectacle une touche ultime de miracle hégélien. Le mot « fin » avait du sens, ce fut la dernière fois.

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  • Emile Mâle, entomologiste du divin
    | Publié le : 09/05/2019

    Prenez vos cahiers, ce matin il y a cours d’histoire de l’art avec le professeur Emile Mâle (1862-1954). Sur la photo générationnelle, il arrive avant André Chastel, René Huyghes, Henri Focillon qui furent de ses « élèves », à l’école des tableaux, des miniatures, des chapiteaux de l’Europe romane, gothique, baroque... Nous avons eu là une sorte de pléiade où il faudrait ajouter beaucoup d’autres noms prestigieux, tels ceux de Georges Duby, Jacques Le Goff. Mais aujourd’hui, gloire au professeur Mâle.

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  • Le jour d'après
    | Publié le : 02/05/2019

    Résumons nous : ce devait être l’Apocalypse, Attila et ses joyeux Black block devaient détruire la moitié de Paris ne nous laissant plus que quelques miettes en guise de souvenirs (les touristes peuvent repartir maintenant avec des sachets de poussière des Champs-Élysées). Nous travaillons désormais ensemble. Le service de presse black-block envoie son programme des festivités, et on s’inscrit.

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Lorsqu’on traduisit en français l’ouvrage de Roberto Calasso La ruine de Kash, c’était le bon temps des années 80 (83 en Italie pour l’édition originale, 87 en France pour la traduction). Tout apparaissait encore magiquement dans la nuée lumineuse d’un après, ou plutôt d’un «post » : l’Histoire avec un grand H s’enchantait elle-même de ses atomes pulvérisés, on se réjouissait que la fin de l’Histoire fût aussi resplendissante et la chute du Mur ne fit que donner à ce spectacle une touche ultime de miracle hégélien. Le mot « fin » avait du sens, ce fut la dernière fois.

Emile Mâle, entomologiste du divin
Prenez vos cahiers, ce matin il y a cours d’histoire de l’art avec le professeur Emile Mâle (1862-1954). Sur la photo générationnelle, il arrive avant André Chastel, René Huyghes, Henri Focillon qui furent de ses « élèves », à l’école des tableaux, des miniatures, des chapiteaux de l’Europe romane, gothique, baroque... Nous avons eu là une sorte de pléiade où il faudrait ajouter beaucoup d’autres noms prestigieux, tels ceux de Georges Duby, Jacques Le Goff. Mais aujourd’hui, gloire au professeur Mâle.

Le jour d'après
Résumons nous : ce devait être l’Apocalypse, Attila et ses joyeux Black block devaient détruire la moitié de Paris ne nous laissant plus que quelques miettes en guise de souvenirs (les touristes peuvent repartir maintenant avec des sachets de poussière des Champs-Élysées). Nous travaillons désormais ensemble. Le service de presse black-block envoie son programme des festivités, et on s’inscrit.

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