Septembre 2018

  • Avez-vous un soir pour Beckett ?
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 27/09/2018

    Ce sont des choses qui relèvent désormais de l’irrationnel, du délire simple. On enferme celui qui tient de tels propos : Samuel Beckett, l’auteur d’En attendant Godot, prix Nobel de littérature, n’a jamais donné la moindre interview, et c’est son éditeur Jérôme Lindon qui avait fait le voyage de Stockholm à sa place. On a le droit de trouver que Beckett aurait pu faire un petit effort. Ne pas aller à Stockholm recevoir sa médaille de Nobel n’est pas un exploit en soi. Il y avait simplement que Beckett, coutumier de la pénombre, ne se voyait pas en pleine lumière.

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  • Avez-vous un soir pour Beckett ?
    | Publié le : 27/09/2018

    Ce sont des choses qui relèvent désormais de l’irrationnel, du délire simple. On enferme celui qui tient de tels propos : Samuel Beckett, l’auteur d’En attendant Godot, prix Nobel de littérature, n’a jamais donné la moindre interview, et c’est son éditeur Jérôme Lindon qui avait fait le voyage de Stockholm à sa place. On a le droit de trouver que Beckett aurait pu faire un petit effort. Ne pas aller à Stockholm recevoir sa médaille de Nobel n’est pas un exploit en soi. Il y avait simplement que Beckett, coutumier de la pénombre, ne se voyait pas en pleine lumière.

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  • Surmoi d’occasion
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 20/09/2018

    C’est la dernière potiche qu’on peut trouver pour deux euros au vide-grenier de la civilisation. On dirait un coléoptère aux ailes vaguement tremblantes, un réflexe d’autrefois. Le temps charmant du libre arbitre, émané des cornues de saint Augustin et qui vécut son âge d’or dans les bras de Blaise Pascal. C’était le temps où l’« être humain » pouvait se concevoir de la sorte, non comme une tour de contrôle dans la nuit étoilée mais presque.

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  • Du côté de Noailles
    | Publié le : 14/09/2018

    J’ai reçu mon carton : « La vicomtesse de Noailles sera chez elle le samedi 12 décembre à 10 heures Musique. » J’y serai, bien entendu, promis une fois encore à l’une de ces folles séances théâtrales et musicales, dont « Marie Laure » a le secret. Son mari le vicomte Charles paraît plus discret. On pense qu’il va se coucher le premier. Elle, reste avec ses amis artistes. Cela va de Crevel à Giacometti, de Cocteau à Balthus, cela sans fin. Place des Etats-Unis, à Paris , ou bien à Hyères dans cette fabuleuse villa conçue par l’architecte Robert Mallet Stevens, qu’on peut visiter aujourd’hui.

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  • Du grand art de savoir raconter une histoire
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 07/09/2018

    Bien sûr, il fallait que ce fût à Julian Barnes que revienne l’honneur de citer l’immense Samuel Johnson en exergue de son dernier roman : « Roman : une petite histoire, généralement d‘amour. » Sinon qui d’autre ? Définition extraite du Dictionnaire de langue anglaise, scandaleusement non traduit en français. Il est un fait que cette définition s’accorde au livre de Barnes comme on le dirait d’un parterre de roses soigné avec la délicatesse si faussement négligente qui caractérise ce qu’on appelle « le roman à l’anglaise ».

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Derniers articles

Le grand incendie de Notre-Dame
C’est un tableau du Moyen Âge. La foule des manants considère éberluée, la nef en feu. Notre-Dame-de-Paris brûle en silence devant la planète touristique, qui n’a pas été prévenue. Dans la nuit, un disque incandescent paraît tourner sur lui-même. On devine un monstre, là tout près, au bord du fleuve. Les manants sont frappés de stupeur. Les boîtes des bouquinistes se tiennent muettes.

Proust en temps réel
C’était une force de la nature. Il ne faut pas s’y méprendre. L’édification de La recherche du temps perdu, c’est comme d’avoir érigé la chapelle Sixtine, à mains nues. Si l’on ne voit pas cela, on ne voit rien du tout. Impossible, avec Proust, de ne pas penser à la phrase fameuse de Gilles Deleuze : « l’irrésistible petite santé de l’écrivain ». Deleuze pense à Kafka, mais l’image vaut pour Proust. Cet homme qu’on découvrait couché dans la pénombre d’une chambre engloutie dans la fumée médicamenteuse...

Critique or not critique Critique or not critique
M. Patrick Kechichian, honorable correspondant de ce blog a tempêté dans un courrier que les archives nationales veilleront à garder secret. « Non, non et non » a-t-il protesté, Jean-Pierre Richard était bel et bien un « critique littéraire » et il n’est que de relire les pages innombrables que Richard a consacré à un nombre incalculable d’auteurs contemporains, de Michon à Modiano, nous citons les plus nobles, pour se convaincre que sa fringale d’auteurs à se mettre sous la dent herméneutique était insatiable.

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