Le blog de Michel Crépu Août 2018

1 2
  • Nicolas Hulot, triste Narcisse
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 29/08/2018

    Il y a dans la démission surprise de Nicolas Hulot de son poste de ministre de l’écologie quelque chose de terriblement ado. Les « petits pas », symbole de la lourdeur ennuyeuse du compromis l’impatientaient. Ce qu’il réclamait, c’était une marche triomphale dont il eût été le César Pontifex. Et comme cette marche triomphale semblait remise sans cesse au lendemain, Nicolas Hulot a jeté son képi à la rivière sans prévenir personne. L’enfant boudeur claque brusquement la porte. Geste singulier qui mérite un arrêt sur image.

    > Lire la suite

  • Enfin Perse, quoi
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 23/08/2018

    Est-ce qu’on a le droit de ne pas commencer tout de suite par la rentrée littéraire et ses obligations biologiques (la série des sketches du « toute la ville en parle » et destinés à servir d’apéro avant les choses sérieuses) ? Un groupe de paléontologues vient d’exhumer le corps congelé d’une jeune fille sibérienne de 90 000 ans, en parfait état de marche, laquelle nous semble une sorte de cousine éloignée qui aurait été surprise par la tempête.

    > Lire la suite

  • Du nerf
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 16/08/2018

    La rentrée littéraire s’approche à pas de loup, faisant un boucan déjà terrible. Ne parle-t-on pas d’une rentrée de milliers de premiers romans ? Après quinze jours passés à la cave, pour lutter contre la canicule, le critique taille ses crayons de couleurs, il songe déjà à rentrer du bois pour cet hiver, en prévision des jours noirs de grand froid. Tous ces livres qui n’auront pas été lus durant l’automne alors qu’ils auraient dû l’être et qui formeront le bataillon des béros de la littérature, les dédaignés des prix, les sacrifiés sur l’autel de la performance.

    > Lire la suite

  • Un écrivain, Sir Vidjadhar Surajprasad Naipaul
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 13/08/2018

    On pourrait après tout s’en tenir là : malicieux, faux cynique, s’intéressant à tout ce qui croisait son champ de vision, V.S Naipaul qui vient de mourir à quatre-vingt-cinq ans, laisse en partant une œuvre fourmillante, un extraordinaire reflet des bouleversements dont l’Inde a été le théâtre depuis la fin de l’Empire colonial britannique. Et pas seulement l’Inde. Ce ne serait pas faux mais ne dirait rien de la profondeur de cette œuvre. À la fois protéiforme et subtile, si terriblement anglaise pour un fils d’immigrés de la Trinidad.

    > Lire la suite

  • Une décision
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 09/08/2018

    Il n’y a sans doute plus que Patrick Besson pour se souvenir de l’étrange Jan Palach, s’immolant par le feu un certain 16 janvier 69, en plein cœur de Prague. L’idée était sans doute de protester contre l’intervention soviétique du mois d’août précédent. On écrit « sans doute » », car Palach était un jeune homme très discret qui n’a pratiquement rien laissé derrière lui, que des cendres. Anthony Sitruk, aux éditions du Dilettante est parti à sa recherche et il a bien fait.

    > Lire la suite

1 2
 
Recevoir une alerte à chaque publication d’un article

Derniers articles

Macron, une histoire sans parole Macron, une histoire sans parole
En une poignée de jours, on est passé avec Emmanuel Macron de la fulgurante campagne présidentielle à un sinistre Waterloo dont on ne sait même pas quel sera l’épilogue. Le modèle bonapartien servait pour décrire un talent politique hors-pair, une effraction de plein fouet du vieux milieu des parlementaires plus souvent à la buvette qu’à leur siège. Ce modèle a volé en éclats en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire.

Une minute pour Wallace Stevens Une minute pour Wallace Stevens
Il y avait une fois un poète américain qui s’appelait Wallace Stevens, moins reconnu au tableau des géants, comme Ezra Pound ou T.S Eliot, mais dont la présence discrète, digne, avait l’allure d’un rocher doux au toucher. Il était né en 1879 et mourut en août 55. Le matin, levé tôt, il écrivait puis allait à son travail d’avocat en traversant un parc qui le fournissait en impressions, en pensées, en idées. Des canards sur l’eau faisaient l’affaire. On voit bien, à le lire, que Stevens était l’un de ces écrivains américains intensément cultivés...

La jeune fille et le caporal La jeune fille et le caporal
Ceux qui agitent des gousses d’ail en espérant que cela va dissoudre le nouveau cauchemar présidentiel brésilien risquent l’épuisement à très court terme. Nous savons que Jair Bolsonaro affiche complet au tableau des ignominies : d’extrême-droite, raciste, misogyne et homophobe – on doit en oublier. La litanie de ces informations connues de longue date, n’a pas empêché les brésiliens d’opter quand même pour M. Bolsonaro. Hier, il n’était rien, un vulgaire petit caporal, aujourd’hui il est devenu imperator. On a déjà vu cela, dans le passé.

> Tous les articles
Rechercher
Ok

Ce site utilise des cookies nécessaires à son bon fonctionnement, des cookies de mesure d’audience et des cookies de modules sociaux. Pour plus d’informations et pour en paramétrer l’utilisation, cliquez ici. En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous consentez à l’utilisation de cookies.