Le blog de Michel Crépu Mars 2018

  • Drôles de journées
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 30/03/2018

    La cour des Invalides ne désemplit pas, à guichets fermés. Après Jean d’Ormesson, Arnaud Beltrame, qui a donné devant tout le monde un exemple bouleversant de courage et d’héroïsme. Les mots manquent naturellement pour dire le vrai de cette histoire qui convoque sans cesse le récit français. Du reste, Jean d’Ormesson n’était pas un héros au sens où l’est le colonel Beltrame, mais ils appartiennent tous les deux à ce grand récit dont on serait bien en peine de connaître l’auteur.

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  • Où en sommes-nous avec Debussy ?
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 22/03/2018

    Debussy est mort il y a cent ans. On peut dire que son œuvre est un des piliers de l’art musical du XXe siècle, de l’art et de la littérature tout court. Où en sommes-nous avec lui ? On peut juger cette question surannée, exotique. Le suranné et l’exotique ont un effet sourdement mortifère qui a d’ailleurs son charme insidieux. Mais le cas Debussy nous emmène plus loin : c’est le propre des grandes œuvres que de surmonter leurs effets mythologiques mortifères. La mer, le Prélude à l’après-midi d’un faune sont des mythes au charme profond...

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  • Lire, c’est imaginer
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 15/03/2018

    Hier encore, l’ouverture du salon du livre était un événement quasiment de même nature que le départ du Tour de France. On se rendait à la soirée d’inauguration en queue de pie, son carton à la main, en membre prestigieux du milieu de l’édition. Car si le milieu littéraire a disparu, le milieu de l’édition, lui, reste debout. Mais pour la première fois cette année, nulle annonce télévisuelle ni radiophonique. Ce matin sur les ondes, on parle de la huitième année de guerre en Syrie et les retraités sont dans la rue.

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  • Au théâtre ce soir
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 08/03/2018

    La mousson hivernale vient de cesser. La Seine a retrouvé son lit, les marchands de livres mettent leurs ouvrages à sécher. Au Louvre, Les noces de Cana se reflètent à nouveau dans les eaux vert-grises du fleuve parisien. Même, le pinson du pont Louis-Philippe joue à nouveau de sa flûte à deux notes. Il fait un bout de route avec nous, qui venons d’acheter quai de la Tournelle l’ouvrage exquis de Pierre Brisson : Le Théâtre des années folles où brillent de mille feux des noms aujourd’hui oubliés.

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  • "Bordel de vide"
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 02/03/2018

    C’est l’expression de la semaine, elle figure sous la plume de Philippe Sollers dans son dernier roman, Centre . L’auteur y évoque les impressions de son épouse psychanalyste (on a le droit de penser à quelqu’un, mais ce n’est pas obligatoire et puis d’ailleurs ça n’a aucune importance.) L’auteur ressemble à ces promeneurs chinois d’aquarelle, qui observent la cascade pendant des heures. On les voit de dos, pour la plupart, penchés sur une sorte d’abîme.

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Macron, une histoire sans parole Macron, une histoire sans parole
En une poignée de jours, on est passé avec Emmanuel Macron de la fulgurante campagne présidentielle à un sinistre Waterloo dont on ne sait même pas quel sera l’épilogue. Le modèle bonapartien servait pour décrire un talent politique hors-pair, une effraction de plein fouet du vieux milieu des parlementaires plus souvent à la buvette qu’à leur siège. Ce modèle a volé en éclats en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire.

Une minute pour Wallace Stevens Une minute pour Wallace Stevens
Il y avait une fois un poète américain qui s’appelait Wallace Stevens, moins reconnu au tableau des géants, comme Ezra Pound ou T.S Eliot, mais dont la présence discrète, digne, avait l’allure d’un rocher doux au toucher. Il était né en 1879 et mourut en août 55. Le matin, levé tôt, il écrivait puis allait à son travail d’avocat en traversant un parc qui le fournissait en impressions, en pensées, en idées. Des canards sur l’eau faisaient l’affaire. On voit bien, à le lire, que Stevens était l’un de ces écrivains américains intensément cultivés...

La jeune fille et le caporal La jeune fille et le caporal
Ceux qui agitent des gousses d’ail en espérant que cela va dissoudre le nouveau cauchemar présidentiel brésilien risquent l’épuisement à très court terme. Nous savons que Jair Bolsonaro affiche complet au tableau des ignominies : d’extrême-droite, raciste, misogyne et homophobe – on doit en oublier. La litanie de ces informations connues de longue date, n’a pas empêché les brésiliens d’opter quand même pour M. Bolsonaro. Hier, il n’était rien, un vulgaire petit caporal, aujourd’hui il est devenu imperator. On a déjà vu cela, dans le passé.

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