Le blog de Michel Crépu Janvier 2017

  • Un bon conseil
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 26/01/2017

    Ce qui est bien, en littérature, c’est que l’on peut se rendre service les uns les autres. On se « passe » les livres qui nous ont fait relever la nuit. Ainsi notre ami Jean-Pierre Dandrelin ne manque-t-il jamais une occasion de nous avertir – surtout quand il est lui-même l’auteur d’un nouveau livre. Ohé les amis s’exclame-t-il de son vélo sans gluten, et il faudrait tout arrêter pour l’entendre nous vanter un obscur recueil de poésies qui renvoie, en réalité, à son livre à lui.

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  • Déon gratias
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 19/01/2017

    C’est une belle journée d’hiver, toute en bleu et or. Une journée de semaine du genre mardi ou mercredi. Place Saint-Germain-des-Prés, les voitures font tût-tût et pin-pon, elles sont comme les poules qui ne savent pas qu’on va leur couper la tête. Car bientôt, il n’y aura plus de voitures à Paris. Ce sera le Paradis avec un « p » majuscule. Quai Malaquais, quai de la Tournelle, on verra des paysans faire les foins le long des berges et des super-bobos les croiseront en remontant du sauna.

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  • HOUELLEBECQ, LA POMPE FUNÈBRE
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 13/01/2017

    Jean-Pierre Dandrelin a reçu un tweet du président Trump. La chose le tourneboule. Une erreur de circuit ? Jean-Pierre serait vexé qu’on en vienne à cette explication. Pas du tout une erreur. Donald a vraiment voulu lui parler par l’intermédiaire prodigieux du message ailé à 140 papilles. Nous tâchons de raisonner Jean-Pierre. « Enfin Jean-Pierre, comment peux-tu imaginer ? »

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  • Michel Déon, l’homme qui savait ce qu’il voulait
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 05/01/2017

    Au narrateur de la Recherche notant que « le 1er janvier ne sait pas qu’il est le 1er janvier », répondons sans trembler que ce nouvel an 2017 sait terriblement qui il est. Rarement aura-t-on vu si peu interchangeables que ces années où nous sommes pris comme dans un étau. Il faut s’en réjouir, cela aiguise la réflexion, affine les points de vue. Tout change tout le temps : ainsi de François Fillon donné roi de la planète il y a deux mois. Voyez-le désormais errant dans les rues, la gamelle à la main, pour avoir l’air d’un vrai pauvre. Qui l’eût cru ?

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Derniers articles

Macron, une histoire sans parole Macron, une histoire sans parole
En une poignée de jours, on est passé avec Emmanuel Macron de la fulgurante campagne présidentielle à un sinistre Waterloo dont on ne sait même pas quel sera l’épilogue. Le modèle bonapartien servait pour décrire un talent politique hors-pair, une effraction de plein fouet du vieux milieu des parlementaires plus souvent à la buvette qu’à leur siège. Ce modèle a volé en éclats en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire.

Une minute pour Wallace Stevens Une minute pour Wallace Stevens
Il y avait une fois un poète américain qui s’appelait Wallace Stevens, moins reconnu au tableau des géants, comme Ezra Pound ou T.S Eliot, mais dont la présence discrète, digne, avait l’allure d’un rocher doux au toucher. Il était né en 1879 et mourut en août 55. Le matin, levé tôt, il écrivait puis allait à son travail d’avocat en traversant un parc qui le fournissait en impressions, en pensées, en idées. Des canards sur l’eau faisaient l’affaire. On voit bien, à le lire, que Stevens était l’un de ces écrivains américains intensément cultivés...

La jeune fille et le caporal La jeune fille et le caporal
Ceux qui agitent des gousses d’ail en espérant que cela va dissoudre le nouveau cauchemar présidentiel brésilien risquent l’épuisement à très court terme. Nous savons que Jair Bolsonaro affiche complet au tableau des ignominies : d’extrême-droite, raciste, misogyne et homophobe – on doit en oublier. La litanie de ces informations connues de longue date, n’a pas empêché les brésiliens d’opter quand même pour M. Bolsonaro. Hier, il n’était rien, un vulgaire petit caporal, aujourd’hui il est devenu imperator. On a déjà vu cela, dans le passé.

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