Décembre 2017

  • Dans quel genre d’années trente sommes-nous ?
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 21/12/2017

    On ne peut pas dire que l’ancien prix Goncourt Pierre Lemaitre (Au revoir là-haut chez Albin Michel) ait pâti d’un excès de succès, danger mortel pour qui a reçu la récompense littéraire suprême. Son dernier roman, Couleurs de l’incendie (Albin Michel) est excellent comme s’il s’agissait d’un premier tour de piste. Il raconte la chute d’un empire bancaire au temps des années 30, février 27 pour être précis, où tout bascule dans le livre pour des raisons qu’il serait inconvenant de dévoiler au lecteur.

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  • Booz réveillé
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 14/12/2017

    Jean d’Ormesson nous l’avait bien dit : il n’y a rien de pire, pour un écrivain connu, que de mourir le même jour qu’une star. On peut dire de ce point de vue que Jean d’O a décroché la timbale, on ne pouvait pas faire pire que tomber sur Johnny. Le téléphone sonne en haut de l’Arc de Triomphe, c’est Dieu qui appelle le père Hugo. « Quoi, qu’est-ce qu’il y a encore ? » Et Dieu : « «Booz, debout ! Johnny vient de mourir !! Préviens le petit d’Ormesson, et que ça saute ! »

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  • L’homme qui était heureux d’être Jean d’Ormesson
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 05/12/2017

    Regardez bien, c’est la dernière fois. À quatre-vingt-douze ans, Jean d’Ormesson referme sur lui la porte d’un monde dont il était l’archétype et qui n’aura pas de successeur. La grande famille, la noblesse, la culture bourgeoise gourmande de ses classiques, ne détestant rien tant que l’épate, l’effet de manche. Dieu sait pourtant que Jean d’Ormesson aimait faire son petit numéro. Personne n’avait comme lui le don d’agacer les cuistres en lâchant des propos d’une élégante banalité, ne visant à rien d’autre qu’à faire preuve de tenue et de bon sens.

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Derniers articles

Prélude à l’après-midi de quelques faunes
Il n’est jamais très bon pour la santé de rester quinze jours sans parler un peu de Marcel Proust. Le plus mal portant de nous tous finit quand même par être le pourvoyeur d’énergie number one. C’est un point commun aux géants de l’art et de la littérature de se déplacer dans le monde comme des vieux oiseaux au bord de la dislocation mais qui ne se disloquent jamais. Avec Proust, c’est constamment. On se dit qu’il ne va pas tenir et puis il tient. Voyez-le en pleine nuit, se faisant conduire au Ritz pour y déguster un sorbet, à quelques semaines de sa mort...

CHRISTIAN GIUDICELLI, TARD DANS LA NUIT
Paris est la dernière ville d’écrivains ne pensant qu’à ça. Écrire, découvrir, rencontrer, prolonger le rendez-vous, le conserver dans un petit carnet à cet effet, garder des lambeaux de phrases comme on met de côté de vieux branchages en prévision de l’hiver. Christian Giudicelli nous en apporte une preuve supplémentaire par le plus délicat des détours qu’offrent à sa plume les multiples visages rencontrés au long de son existence en cours d’étape. Paris veut dire ici, pour ce fils de petits fonctionnaires nîmois, une métaphore de la joie de vivre.

6 juin 44
Quelle scène surréaliste que cette tribune présidentielle, sur le rivage d’Omaha Beach, pour l’anniversaire du débarquement ! Il reste encore plus de trois cent vétérans, à pouvoir parler en direct de cette date sans pareille du 6 juin 44. La mer est toujours là, elle fait le même ressac dans sa splendide indifférence. C’était il y a un instant, cela sera de même dans mille ans. L’Histoire s’écrit dans cette rumeur de vanité stratosphérique qui n’empêche nullement de s’intéresser aux détails de l’opération.

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