Le blog de Michel Crépu Novembre 2017

  • Chinois de Polonais !! Éloge de Cyprian Norwid
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 30/11/2017

    Or, écrit Proust dans Le côté de Guermantes, « un changement de temps suffit à recréer le monde et nous-même ». À l’époque de Marcel, ces « changements de temps » disposaient encore d’une chambre d’écho supérieure à la nôtre. Plus pure, disons. Marcel se réveillait avec la lumière du jour à travers les rideaux et nul écran de télévision ne lui montrait simultanément un général croate se suicider en direct à l’énoncé de son jugement pour crime de guerre.

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  • Victor Serge. Mexico aller simple
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 23/11/2017

    Bien sûr, en lisant les lettres de Victor Serge envoyées de Mexico à sa femme Laurette Séjourné pendant la guerre (nous sommes en 1941), on pense à Léon Trotski, dont Serge était un proche, connu pour son hostilité à Staline, raison de son départ en exil, une fois dissipée l’illusion soviétique. C’est là toute une histoire de la « gauche révolutionnaire » qui ne tiendrait pas dans les limites de ce brave blog.

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  • Saint-Simon au fur et à mesure
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 16/11/2017

    C’est un sujet de conversation entre amis qui a toujours son petit charme. Vaut-il mieux lire Saint-Simon au fur et à mesure, quitte à ne pas en voir le bout ; ou bien ne faut-il pas plutôt privilégier des anthologies de pages choisies, quitte à perdre le fil secret ? L’édition nouvelle des Mémoires qui paraît ces jours-ci chez Bouquins-Laffont resserre d’un cran l’instrument du supplice.

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  • Roger
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 09/11/2017

    Avançant dans le couloir de Gallimard, à petite vapeur, du haut modeste de ses 95 ans, quand il venait encore au comité. Roger Grenier était un être de littérature au sens le plus simple, le plus foncier, le plus paisiblement viscéral de ce terme, le plus doux. C’est quoi la littérature ?

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  • UNE CERTAINE IDEE DE LA CATALOGNE
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 02/11/2017

    On aimerait bien comprendre ce qui se passe en ce moment entre la Catalogne et le reste du monde. Autant chercher à comprendre pourquoi, chez les Guermantes, on rechigne à inviter la princesse de Parme au lieu d’envoyer un carton au baron de Charlus, qui n’est pourtant pas moins snob que le prince d’Agrigente, etc. C’est un peu comme si un pays de rêve se réveillait brutalement au son du surveillant de geôle, apportant le quignon de pain.

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Derniers articles

La vie des fourmis
Dans L’homme sans qualités, Musil raconte la mort d’une fourmi au beau milieu de l’immense forêt. Comme soudain avertis, les animaux font route vers le lieu où repose la fourmi défunte. C’est un passage d’une extraordinaire beauté et l’on se demande par quel chemin Musil est arrivé à imaginer une scène pareille. Métaphore de la solitude, métaphore de la communauté, les deux mêlés ?

Être célèbre au moins trois siècles
On ouvre, on lit dans La Gazette Drouot qu’un portrait du père de Louis XVI a été mis en vente le 10 juin dernier chez Mercier et Cie, Commissaires priseurs associés. Le portrait a été exécuté en 1766 par le peintre Jean-Marchal Fredou : Portrait de Monseigneur le Dauphin, fils de Louis XV, père de Louis XVI. Et voilà comment on peint l’histoire. Monseigneur le Dauphin nous dévisage de l’autre côté de l’aquarium, il est loin, très loin, un très vague sourire éclaire son visage bien rasé de gentilhomme, au brassard de soie bleue.

Orwell 84. Est-ce qu’on peut rire ?
En 1949, année qui vit la publication de 1984, livre extraordinaire, on disait : dans quel état serons-nous quand viendra la vraie année 84 ? Nous vivons désormais en 2018, année impensable en 84, à laquelle Orwell lui-même n’osait songer. Alors, ça fait quoi d’être en plein futur? demandons-nous aux pauvres esclaves du XXIe siècle. Eh bien il y a toujours des maisons, des oiseaux, des fleurs. Ce qu’il n’y a plus, en revanche, c’est ce « ça d’âme » dont s’étonnait déjà Ulrich, le héros de L’homme sans qualités, de Musil.

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