Le blog de Michel Crépu Juin 2016

  • Pourquoi, finalement, l'Angleterre a dit non à l'Europe
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 27/06/2016

    L’Angleterre a jeté à la poubelle le petit logiciel de l’UE qui sert habituellement à compliquer les choses à un point peu imaginable pour une nation de commerçants comme l’est l’Angleterre. M. Juncker doit être le seul à savoir se servir de ce maudit engin, cela fait peu de monde. Et M. Juncker est aussi séduisant pour un Anglais qu’un agent immobilier au chômage. On pouvait penser toutefois que la vieille fibre du Vieux Continent ferait sentir sa présence. On imaginait, naïvement, que les Anglais sauraient se souvenir de nos antiques attaches, mais il n’en a rien été.

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  • Pourquoi l'Angleterre va rester en Europe
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 23/06/2016

    Au pub de la NRF, les choses sont claires, les paris jetés : l’Angleterre va rester en Europe. Comment pourrait-il en être autrement alors même que la moitié du sud français, de Perpignan à Bordeaux, vit depuis longtemps déjà, à l’heure anglaise ? Louez-vous une chambre d’hôte dans le Périgord, un brave paysan du Yorkshire vous donne les clés en même temps qu’il vous fait boire un charmant petit rouge élevé par ses soins. C’est une longue histoire, une histoire d’amour, qui relie l’Angleterre à la France, à l’Europe. Il faut être devenu un fieffé sot pour ne pas voir ce qui crève les yeux.

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  • De mai 68 à juin 16
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 16/06/2016

    Les gros autocars joyeux, bondés de cégétistes en goguette sont repartis aux quatre coins de la France. On comprend bien que les militants garderont de ce jour un souvenir illuminé. Nous les avons observé, depuis la terrasse du Select où l’on peut encore boire un petit Bourgueil des plus honorables. Chacun avait son drapeau, sa bannière comme aux défilés de carnaval, à la mi-Carême. Et l’on sentait bien qu’ils étaient les membres d’une même famille.

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  • Le grand art de Woody Allen
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 09/06/2016

    Quelque chose ne va pas du tout en France, en ce moment. On dirait que les maillons cèdent les uns après les autres. Ce n’est plus affaire de politique au sens traditionnel du mot, d’être de gauche ou de droite. C’est affaire de savoir vivre, si une telle expression a encore un sens dans un pays qui a porté jadis le savoir-vivre à des sommets inégalés.

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  • Fluctuat complètement mergitur
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 02/06/2016

    Le ciel est noir, une musique de douche tombe des nuages. On va se promener en badauds au bord de la Seine, c’est la Volga de printemps. Notre première pensée va aux bouquinistes, abritant leurs caissons d’une bâche verte, comme on défend une cité cernée par les eaux. La dernière fois, c’était en 1910. On allait dîner chez Francis en traversant des passerelles de bois. La Grande Guerre de 14-18 n’avait même pas encore eu lieu.

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Vous souvenez-vous, c’était il y a à peine plus d’un an, Bonaparte-Macron surgissait des caves du Louvre dans l’habit fraîchement démêlé d’un jeune président. Cette victorieuse « campagne d’Italie » ouvrait les portes à l’idée qu’on s’en faisait : un tournant d’époque, et ce tournant emmenait avec lui les dernières vieilleries du siècle précédent. Un an plus tard, l’étincelant jeune homme s’adresse aux Français en lisant ses feuilles.

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Puisque le ministre de l'Intérieur n'est toujours nommé, replongeons nous dans Vingt ans après où Alexandre Dumas s'offre le luxe de faire revenir ses "potes" les mousquetaires sur le devant. Dumas est avec le roman comme un dompteur de tigres. Il y a une entente subliminale entre l'auteur et ses fauves sans équivalent ailleurs dans la littérature. Aramis vit à la campagne dans un couvent "jésuitique", il se la coule douce mais quand même toujours le doigt sur la rapière, un psautier dans une main, l'épée dans l'autre.

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