Le blog de Michel Crépu Février 2016

  • DiCaprio revient, Trump arrive
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 25/02/2016

    Donald Trump, au contraire du personnage joué à l’écran par Leonardo DiCaprio dans le film d’Alejandro Iñarritu, The Revenant, n’est pas un fantôme. Il ne revient pas, il arrive. Il est comme le grizzly fonçant sur DiCaprio qui n’a même pas de moufles pour se défendre. C’est d’ailleurs une des étrangetés du film d’Iñarritu de plonger ses personnages dans les eaux glacées du grand nord canadien, cela comme s’il s’agissait d’un immense jacuzzi.

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  • Aller au fond des choses
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 18/02/2016

    Tel est désormais l’enjeu, pour tout « message » en provenance de la planète Shoah, d’échapper au ras le bol. L’unique en butte à la banalisation, c’est une ritournelle propre aux temps que nous vivons. Peut-on exorciser cela ? Et si l’acte de lire est rendu vain, par quoi le remplacer de plus efficace ? Et d’ailleurs au fait, qu’est-ce que lire ?

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  • Le souffle de la bête
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 11/02/2016

    Hier après midi, le vent soufflait sur la Seine, au milieu des mouettes. On causait de Moby Dick à l’émission « La Compagnie des auteurs » de Mathieu Garrigou-Lagrange sur France Culture. L’américaniste littéraire Michel Imbert évoquait la place unique du roman de Melville dans l’imaginaire « national » américain. On met des guillemets à « national » parce que le monstre marin, c’est tout de même autre chose que les pinailleries habituelles sur l’« identité » auxquelles nous sommes maintenant habitués.

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  • En sortant du Paradis
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 04/02/2016

    Vous trouvez que le débat sur la déchéance nationale n’a aucun intérêt, que c’est une diversion irréelle qui n’a pas le moindre rapport avec la réalité. Que vous importe puisque vous avez ressorti de la bibliothèque La vie d’Arseniev d’Ivan Bounine (Éd. Bartillat). Livre merveilleux, livre d’une enfance et d’une adolescence russes, écrit par un homme (1870-1953) qui reçut le Nobel de littérature en 1933.

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Derniers articles

La vie des fourmis
Dans L’homme sans qualités, Musil raconte la mort d’une fourmi au beau milieu de l’immense forêt. Comme soudain avertis, les animaux font route vers le lieu où repose la fourmi défunte. C’est un passage d’une extraordinaire beauté et l’on se demande par quel chemin Musil est arrivé à imaginer une scène pareille. Métaphore de la solitude, métaphore de la communauté, les deux mêlés ?

Être célèbre au moins trois siècles
On ouvre, on lit dans La Gazette Drouot qu’un portrait du père de Louis XVI a été mis en vente le 10 juin dernier chez Mercier et Cie, Commissaires priseurs associés. Le portrait a été exécuté en 1766 par le peintre Jean-Marchal Fredou : Portrait de Monseigneur le Dauphin, fils de Louis XV, père de Louis XVI. Et voilà comment on peint l’histoire. Monseigneur le Dauphin nous dévisage de l’autre côté de l’aquarium, il est loin, très loin, un très vague sourire éclaire son visage bien rasé de gentilhomme, au brassard de soie bleue.

Orwell 84. Est-ce qu’on peut rire ?
En 1949, année qui vit la publication de 1984, livre extraordinaire, on disait : dans quel état serons-nous quand viendra la vraie année 84 ? Nous vivons désormais en 2018, année impensable en 84, à laquelle Orwell lui-même n’osait songer. Alors, ça fait quoi d’être en plein futur? demandons-nous aux pauvres esclaves du XXIe siècle. Eh bien il y a toujours des maisons, des oiseaux, des fleurs. Ce qu’il n’y a plus, en revanche, c’est ce « ça d’âme » dont s’étonnait déjà Ulrich, le héros de L’homme sans qualités, de Musil.

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