Décembre 2016

  • L’image du flocon qui descend en parachute
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 22/12/2016

    C’est Noël, les gros flocons descendent en silence sur les sapins. De son balcon des Vosges où il possède une fermette, l’écrivain Jean-Pierre Dandrelin, l’auteur fameux de Je t’ai vu dans l’escalier, considère ce spectacle avec des yeux d’enfants. Il se sent d’humeur à écrire un beau poème. Les flocons silencieux sont une image qui le tente, mais elle est déjà prise par Homère en personne. Oui, Homère compare en effet les paroles d’Ulysse à des flocons silencieux. Donc respect.

    > Lire la suite

  • Un petit air champêtre
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 15/12/2016

    Déjà, du temps des romains, les pastoureaux abonnés à la NRF lisaient les Bucoliques dans l’exquise traduction de Paul Valéry. Allongés dans l’herbe, ils tournaient les pages de l’édition bilingue « Folio classiques » : « tu patulae recubans sub tegmine fagi /Silvestrem tenui musam meditaris avena… », « Tandis qu’à l’aise sous le hêtre, tu cherches sur ta flûte un petit air champêtre … »

    > Lire la suite

  • Bernard Cazeneuve, prix Goncourt du nœud de cravate
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 08/12/2016

    Hors de ma vue, misérable créature, qui n’avez pas encore ouvert le 4e tome du Journal de H. D. Thoreau ! Thoreau, bon sang ! Ses godasses ! Sa barbe de Moïse dans sa cabane de Walden au bord de l’eau ! Sa volonté inflexible de s’en tenir à ses seules forces ! Au canif, et encore. Au-delà des limites du corps : mensonge. Ce que tu ne peux obtenir du travail de tes propres mains, ignore-le ! Ce tome 4 (1846-1850) entièrement traduit, annoté par Thierry Gillyboeuf (Éditions Finitude), ressemble à un livre de comptes tenu par un pasteur qui pèse les péchés par kilos de pommes de terre.

    > Lire la suite

  • Vive la révolution !
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 01/12/2016

    Tout le monde veut être révolutionnaire. Tout le monde veut « casser la baraque. » Il n’y a pas un candidat à la présidentielle qui ne jure ses grands dieux qu’il tient absolument à être révolutionnaire et tout briser autour de lui. D’ailleurs, ils viennent tous d’écrire un livre où fulgure à chaque page le mot « révolution » dans une apocalypse de guerre au fonctionnaire. On dirait que ces petits notables regrettent d’avoir raté le train castriste qui vient d’échouer en gare de La Havane après soixante ans de mensonge au compteur.

    > Lire la suite

 
Recevoir une alerte à chaque publication d’un article

Derniers articles

Macron, une histoire sans parole Macron, une histoire sans parole
En une poignée de jours, on est passé avec Emmanuel Macron de la fulgurante campagne présidentielle à un sinistre Waterloo dont on ne sait même pas quel sera l’épilogue. Le modèle bonapartien servait pour décrire un talent politique hors-pair, une effraction de plein fouet du vieux milieu des parlementaires plus souvent à la buvette qu’à leur siège. Ce modèle a volé en éclats en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire.

Jaune
Soudain, en quelques jours, quelque chose change dans l’air. Comme si la phrase rituelle de fin de banquet « ça ne peut plus continuer comme ça » venait enfin à son terme. Non pas la fin du monde, mais certainement la fin d’un certain « mode de fonctionnement », cette expression étant elle-même impropre, trop abstraite, sans rapport avec le monde réel. La notion de réel, avec son côté lui aussi abstrait demeure néanmoins au cœur du débat. Le réel, c’est tout simplement ce dont on ne peut pas douter, comme un mur contre lequel on vient se fracasser.

Jaune
Soudain, en quelques jours, quelque chose change dans l’air. Comme si la phrase rituelle de fin de banquet « ça ne peut plus continuer comme ça » venait enfin à son terme. Non pas la fin du monde, mais certainement la fin d’un certain « mode de fonctionnement », cette expression étant elle-même impropre, trop abstraite, sans rapport avec le monde réel. La notion de réel, avec son côté lui aussi abstrait demeure néanmoins au cœur du débat. Le réel, c’est tout simplement ce dont on ne peut pas douter, comme un mur contre lequel on vient se fracasser.

> Tous les articles
Rechercher
Ok

Ce site utilise des cookies nécessaires à son bon fonctionnement, des cookies de mesure d’audience et des cookies de modules sociaux. Pour plus d’informations et pour en paramétrer l’utilisation, cliquez ici. En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous consentez à l’utilisation de cookies.