Le blog de Michel Crépu Octobre 2016

  • Chapelle ardente
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 27/10/2016

    Des profondeurs de la vie privée remontent soudain à la surface mille pages de la correspondance François Mitterand-Anne Pingeot. Ce sont les Lettre à Anne . On ne saurait mieux désigner l’amour qui a lié ces deux personnes au fil des années, de 1962 à 1995, que par cette simple exposition épistolaire. Elle avait dix-neuf ans, lui quarante-six quand naît l’histoire. Nous eussions pu l’ignorer encore un siècle si la destinataire n’en avait décidé autrement, gardant sous clé ses propres réponses.

    > Lire la suite

  • Bob Dylan, le mythe errant (sans jeu de mot)
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 20/10/2016

    Peter Assouline, de loin le meilleur folk singer de notre actualité littéraire, est fâché du Nobel à Bob Dylan. Encore plus surprenante, la sortie d’Annie Ernaux, y voyant carrément une défaite de la littérature. Il y a pourtant un peu d’Amérique à la Calamity Jane dans la personne d’Annie Ernaux, un sens de la désolation sociale qui n’est pas étranger à la petite musique du trouvère d’Outre-Atlantique.

    > Lire la suite

  • Le mort et son croque
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 13/10/2016

    Du point de vue de la seule littérature, qui nous intéresse exclusivement 24 heures sur 24, le cas américain du candidat Donald Trump n’a absolument aucun intérêt. Voilà un homme qui semble se résumer à son lot de grossièretés. La vulgarité lui est une seconde nature, si proche de la première qu’on cherche en vain la ligne de partage qui pourrait signaler l’existence d’une certaine complexité psychologique chez cet homme. Mais non...

    > Lire la suite

  • Peut-on vivre sans coup de cœur ?
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 06/10/2016

    L’être humain peut-il vivre sans « coup de cœur » ? Une équipe du professeur Glutzenbaum, de l’université de Colorado Springs, vient d’enfermer quatre sujets volontaires avec la rentrée littéraire pour seule pitance. Rigolards au début, les quatre cobayes en vinrent aux mains au bout de deux jours, réclamant obsessionnellement qu’on leur apporte de la mousse au chocolat, tambourinant à la porte.

    > Lire la suite

 
Recevoir une alerte à chaque publication d’un article

Derniers articles

La vie des fourmis
Dans L’homme sans qualités, Musil raconte la mort d’une fourmi au beau milieu de l’immense forêt. Comme soudain avertis, les animaux font route vers le lieu où repose la fourmi défunte. C’est un passage d’une extraordinaire beauté et l’on se demande par quel chemin Musil est arrivé à imaginer une scène pareille. Métaphore de la solitude, métaphore de la communauté, les deux mêlés ?

Être célèbre au moins trois siècles
On ouvre, on lit dans La Gazette Drouot qu’un portrait du père de Louis XVI a été mis en vente le 10 juin dernier chez Mercier et Cie, Commissaires priseurs associés. Le portrait a été exécuté en 1766 par le peintre Jean-Marchal Fredou : Portrait de Monseigneur le Dauphin, fils de Louis XV, père de Louis XVI. Et voilà comment on peint l’histoire. Monseigneur le Dauphin nous dévisage de l’autre côté de l’aquarium, il est loin, très loin, un très vague sourire éclaire son visage bien rasé de gentilhomme, au brassard de soie bleue.

Orwell 84. Est-ce qu’on peut rire ?
En 1949, année qui vit la publication de 1984, livre extraordinaire, on disait : dans quel état serons-nous quand viendra la vraie année 84 ? Nous vivons désormais en 2018, année impensable en 84, à laquelle Orwell lui-même n’osait songer. Alors, ça fait quoi d’être en plein futur? demandons-nous aux pauvres esclaves du XXIe siècle. Eh bien il y a toujours des maisons, des oiseaux, des fleurs. Ce qu’il n’y a plus, en revanche, c’est ce « ça d’âme » dont s’étonnait déjà Ulrich, le héros de L’homme sans qualités, de Musil.

> Tous les articles
Rechercher
Ok

En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin d'améliorer votre navigation et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir plus et gérer ces paramètres