Août 2015

  • Intermède berlinois
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 27/08/2015

    Avec sa tête rousse en balai de crin, Jules Renard et son fameux Journal conviennent bien à l'actuel paysage berlinois. Papas à cheveux violets promenant leurs enfants tatoués, pendant que les mères en sari-tchador ont l'air de revenir (enceintes) d'un Woodstock éternel.

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  • Il n y a plus de valet de chambre
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 20/08/2015

    C'est Bainville qui disait : « tout s'est toujours très mal passé ». On lit cela dans le second volume de la Correspondance Chardonne-Morand dont il a déjà été question ici. Il a fallu faire venir les pompiers pour nous arracher les dix doigts du volume colossal.

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  • Nos ancêtres les surréalistes
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 13/08/2015

    La rentrée littéraire bat son plein depuis mars dernier, en gros. En réalité, c'est toujours la rentrée. Il n'est guère que le pauvre 5 août, où des stagiaires pâles errent dans des bureaux déserts, qui échappe à cette loi. Déjà, le roman chez Stock de Simon Liberati, Eva, portrait de son épouse, achève comme un premier cycle alors même que personne, ou presque, ne l'a lu.

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  • L'œil du mammouth
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 06/08/2015

    Le mammouth est un animal très ancien qui a vu des choses que nous n'avons jamais revu par la suite. Son œil glauque reflète un monde perdu et comme le mammouth n'est guère bavard, on peut se brosser pour en savoir plus long. Heureusement, il y a maintenant la Correspondance Chardonne-Morand qui vient de paraître chez Gallimard.

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Derniers articles

Prélude à l’après-midi de quelques faunes
Il n’est jamais très bon pour la santé de rester quinze jours sans parler un peu de Marcel Proust. Le plus mal portant de nous tous finit quand même par être le pourvoyeur d’énergie number one. C’est un point commun aux géants de l’art et de la littérature de se déplacer dans le monde comme des vieux oiseaux au bord de la dislocation mais qui ne se disloquent jamais. Avec Proust, c’est constamment. On se dit qu’il ne va pas tenir et puis il tient. Voyez-le en pleine nuit, se faisant conduire au Ritz pour y déguster un sorbet, à quelques semaines de sa mort...

CHRISTIAN GIUDICELLI, TARD DANS LA NUIT
Paris est la dernière ville d’écrivains ne pensant qu’à ça. Écrire, découvrir, rencontrer, prolonger le rendez-vous, le conserver dans un petit carnet à cet effet, garder des lambeaux de phrases comme on met de côté de vieux branchages en prévision de l’hiver. Christian Giudicelli nous en apporte une preuve supplémentaire par le plus délicat des détours qu’offrent à sa plume les multiples visages rencontrés au long de son existence en cours d’étape. Paris veut dire ici, pour ce fils de petits fonctionnaires nîmois, une métaphore de la joie de vivre.

6 juin 44
Quelle scène surréaliste que cette tribune présidentielle, sur le rivage d’Omaha Beach, pour l’anniversaire du débarquement ! Il reste encore plus de trois cent vétérans, à pouvoir parler en direct de cette date sans pareille du 6 juin 44. La mer est toujours là, elle fait le même ressac dans sa splendide indifférence. C’était il y a un instant, cela sera de même dans mille ans. L’Histoire s’écrit dans cette rumeur de vanité stratosphérique qui n’empêche nullement de s’intéresser aux détails de l’opération.

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