Le blog de Michel Crépu Juin 2015

  • Les grandes vacances
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 25/06/2015

    Il fait beau, les oiseaux chantent, vous entendez Charles Trenet à la radio chanter le coquelicot. En pénétrant à l’intérieur de votre salle de bain, vous pensez que des gens sont morts pour que vous éprouviez cette sensation de « beau jour ». Ce n’est pas le moment de commenter la courbe du chômage, ni de soupeser les chances financières de la Grèce.

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  • 2015, année Grand Siècle
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 18/06/2015

    Eh oh les amis, et si on fêtait le tricentenaire de la mort de Fénelon ? Plutôt que de courir après des anniversaires foireux, la célébration du « cygne de Cambrai » aurait autrement de l'allure. Les toxicomanes du Grand Siècle, au premier rang desquels nous nous flattons d'appartenir, pourraient faire de ces trois cent ans matière à réjouissances.

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  • Richard Texier, le monde comme atelier
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 11/06/2015

    Est-ce un entrepôt, une gare de triage, une station interplanétaire ? Richard Texier reçoit dans son atelier. Inutile de chercher le chevalet, la planche. Là, d'énormes œufs bleuâtres sont suspendus au plafond et il se pourrait bien qu'ils restent là pour les siècles ; ici d'immenses cadres empaquetés attendent quelque départ, pour la Corée, l'Inde, la Chine.

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  • L'école gréco-latine
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 04/06/2015

    On ne sait pas ce qu'il y a de plus exaspérant, dans la querelle du grec et du latin à l'école, entre ceux qui crient à la décadence ou ceux qui en tiennent pour l'adieu à Cicéron. Ceux qui crient à la décadence ne savent pas pourquoi ils crient si fort. Ou plutôt si, ils le savent très bien. La vraie question serait de savoir combien de temps réel ils passent à relire Tacite ou Aristote.

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Derniers articles

La vie des fourmis
Dans L’homme sans qualités, Musil raconte la mort d’une fourmi au beau milieu de l’immense forêt. Comme soudain avertis, les animaux font route vers le lieu où repose la fourmi défunte. C’est un passage d’une extraordinaire beauté et l’on se demande par quel chemin Musil est arrivé à imaginer une scène pareille. Métaphore de la solitude, métaphore de la communauté, les deux mêlés ?

Être célèbre au moins trois siècles
On ouvre, on lit dans La Gazette Drouot qu’un portrait du père de Louis XVI a été mis en vente le 10 juin dernier chez Mercier et Cie, Commissaires priseurs associés. Le portrait a été exécuté en 1766 par le peintre Jean-Marchal Fredou : Portrait de Monseigneur le Dauphin, fils de Louis XV, père de Louis XVI. Et voilà comment on peint l’histoire. Monseigneur le Dauphin nous dévisage de l’autre côté de l’aquarium, il est loin, très loin, un très vague sourire éclaire son visage bien rasé de gentilhomme, au brassard de soie bleue.

Orwell 84. Est-ce qu’on peut rire ?
En 1949, année qui vit la publication de 1984, livre extraordinaire, on disait : dans quel état serons-nous quand viendra la vraie année 84 ? Nous vivons désormais en 2018, année impensable en 84, à laquelle Orwell lui-même n’osait songer. Alors, ça fait quoi d’être en plein futur? demandons-nous aux pauvres esclaves du XXIe siècle. Eh bien il y a toujours des maisons, des oiseaux, des fleurs. Ce qu’il n’y a plus, en revanche, c’est ce « ça d’âme » dont s’étonnait déjà Ulrich, le héros de L’homme sans qualités, de Musil.

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