Le blog de Michel Crépu Décembre 2015

  • L'évitement. Élections régionales
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 16/12/2015

    Pyrrhus lui-même n’aurait pas voulu de cette victoire. Regain sublime de République ou au contraire peur panique à la vue, soudain, d’une énorme connerie qui pourrait déboucher sur le chaos, la guerre civile. Les deux bien sûr, ce qui rend si délicate l’autopsie de ce résultat surréaliste. La France joue à se faire peur, puis brusquement, elle efface tout. Après le délire, la raison. Après la tentation nihiliste, le retour aux valeurs. Que veut la France, à la fin ?

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  • La France inconsolable
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 14/12/2015

    Voilà qui est incompréhensible : un pays tel que la France, si fait pour le bonheur, à ce point sujet au malheur. Un jour, les historiens nous expliqueront peut-être ce qui a bien pu se passer. Il n’existe pas un domaine, de la littérature ou des beaux arts, de la politique ou de la cuisine, où la France ne se soit montrée au meilleur. Mais rien n’y fait : le voile de la dépression et du ressentiment vient faire écran, capter la bonne énergie pour installer à la place un climat de défaite et de tristesse. Comment a-t-on pu en arriver là ?

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  • Beckett au clair de lune
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 03/12/2015

    Ce que Beckett eût pensé du grandiose congrès écologique mondial qui a lieu en ce moment même à Paris restera une des grandes énigmes de l’univers. Consolons-nous en lisant l’essai que Stéphane Lambert consacre à l’auteur d’En attendant Godot. Chose remarquable en cet hiver de détresse, l’ouvrage de Stéphane Lambert est bon. Si l’on pense aux milliers d’ouvrages dont Beckett a été la victime, c’est un miracle.

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Qui a peur de Boris Johnson ? Qui a peur de Boris Johnson ?
Boris Johnson a beaucoup en commun avec Donald Trump, moins le temps nécessaire à incarner Boris Johnson que n’en avait Trump pour devenir Trump. Qu’a-t il en commun ? Quelque chose qui, devant les événements de la vie politique, se résume à peu près à la formule : « rien à foutre. »

Critique or not critique Critique or not critique
M. Patrick Kechichian, honorable correspondant de ce blog a tempêté dans un courrier que les archives nationales veilleront à garder secret. « Non, non et non » a-t-il protesté, Jean-Pierre Richard était bel et bien un « critique littéraire » et il n’est que de relire les pages innombrables que Richard a consacré à un nombre incalculable d’auteurs contemporains, de Michon à Modiano, nous citons les plus nobles, pour se convaincre que sa fringale d’auteurs à se mettre sous la dent herméneutique était insatiable.

Jean-Pierre Richard le généreux Jean-Pierre Richard le généreux
Curieusement, l’annonce de la mort de Jean-Pierre Richard a fait de lui un « critique littéraire », ce qu’il n’était absolument pas. Au sens le plus précis possible de ce terme, Richard était un essayiste, c’est-à-dire quelqu’un qui cherchait à extraire d’une forme donnée la matière d’une interprétation tout à la fois esthétique et philosophique. Là où le simple critique exprime son goût ou son dégoût, valorise ses emballements sans trop s’attarder, l’essayiste qu’était Richard s’enfonçait plus loin dans la forêt du sens.

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