Le blog de Michel Crépu Octobre 2015

  • La dernière vision
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 29/10/2015

    Vous n’en pouvez plus de la « rentrée littéraire », cet écran de fumée qui empêche de lire les choses importantes. C’est normal, il n’y a pas de quoi en faire une montagne. Vous n’avez qu’à reculer de trois pas et soudain le vrai paysage vous apparaît. Oh, qu’est-ce que c’est que ce triangle rouge sur la couverture, là-bas, au fond du rayon document pour l’histoire ?

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  • Sur la route
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 22/10/2015

    Hier soir, en une du Monde daté 21 octobre, cette photo d’une foule d’hommes, de femmes, d’enfants marchant sur une route. Sont-ils des prisonniers qu’on emmène en captivité ? Pas exactement. Ce ne sont pas des détenus, ce sont simplement des gens qui ne savent pas où aller. Détenus, ils le sont, du sort de la guerre qui les a jetés hors de chez eux.

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  • Feydeau-Artaud, même combat
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 15/10/2015

    Dommage qu'Alexandre Vialatte soit mort, il eût aimé à parcourir les allées du Salon de la Revue qui se tient chaque année, à la mi-octobre, à l'espace des Blancs-Manteaux, dans le Marais. Là, on croise le directeur des Cahiers Chestov, l'épatant Alain Jugnon des Cahiers Artaud, le secrétaire des Amis de Benjamin Fondane et celui de la revue des amateurs du général Petypon du Grêlé qui compte plus d'un lecteur.

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  • Arland ou Céline
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 08/10/2015

    Le spectacle d'un sot en pleine action est toujours une joie pour l'esprit. À peine venions-nous, la semaine dernière, de traiter du cas Arland, quelle ne fut pas notre surprise de découvrir qu'un certain « Brumes » avait traité du livre en 2014 sur son propre site, le jugeant écrasé par la toute-puissance célinienne du Voyage au bout de la nuit.

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  • Et Marcel Arland, au fait ?
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 01/10/2015

    Parlons un peu de Marcel Arland. Ce ne sera pas du luxe étant donné sa situation posthume, tout simplement calamiteuse. Son nom est régulièrement associé à celui de Jean Paulhan, quand tous deux dirigeaient la NRF. Arland codirecteur à partir de 1953, puis tout seul de 68 à 77, on le voit sur les photos, petit à lunette, peu souriant, consubstantiel à la matière littéraire.

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Derniers articles

Prendre le frais avec Don DeLillo
L’Amérique fait le spectacle. C’est normal, c’est dans sa nature. À la tribune de l’ONU, Donald Trump déclare qu’il est prêt à détruire la Corée du Nord. Kim Jong Un, médusé, n’en croit pas ses oreilles, d’ailleurs bien dégagées. Une prime à celui qui arrive à interviewer le coiffeur de Kim, lequel nous paraît d’un cran supérieur à celui de Donald. L’Amérique, incarné par un demi-fou, apporte à son ennemi l’allumette fatale sur un plateau d’argent. Rêvé-je ? Quelqu’un a-t-il versé du LSD dans ma chocolatière ? On ne dirait pas. Ce film est vrai.

Ne rien porter
Il y a cette strophe étrange, dans la chanson bien connue Malbrough s’en va-t-en guerre qui nous retient ce matin par la manche : « Monsieur de Malbrough est mort, est mort et enterré./ J’l’ai vu porter en terre, par quatre z’officiers./ L’un portait sa cuirasse, l’autre son bouclier / L’un portait son grand sabre, l’autre ne portait rien. » Comme il est beau ce « rien » porté si cérémonieusement dans le cortège funèbre ! Et comme on aimerait bien faire la connaissance de ce quatrième officier qui ne craint pas de s’avancer à nu.

En promenade à Rambouillet
Comme la rue de Beaune, à Paris, renferme certains antiquaires dont on n’a pas idée, notre armoire à livres ressemble de plus en plus à un bahut ensorcelé. La main y plonge au hasard, elle en remonte ce bijou oublié des bibliographies, une histoire du château de Rambouillet par Georges Lenotre, ouvrage publié chez Calmann-Lévy en 1948 dans une charmante collection : « Châteaux, décors de l’histoire ». Lenotre est surtout connu pour être l’auteur de cette merveilleuse série « Vieilles maisons vieux papiers » dont Balzac aurait pu se servir s’il l’avait connu.

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