Le blog de Michel Crépu

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  • Tom Wolfe. Zola de Manhattan
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 17/05/2018

    On aurait presque envie d’écrire : « la Wolfe Tower », comme il y a une Trump Tower. Tom Wolfe, qui vient de mourir à 88 ans, aura figuré à lui tout seul une espèce d’œil du cyclone américain qui ne demandait la permission à personne avant de présenter ses grandes scènes à la manière d’un Zola, d’un Balzac.

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  • Mon petit livre
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 03/05/2018

    Écoutons, c’est Ovide qui parle : « Tu iras seul, mon petit livre, à Rome, et je ne t’en veux pas : ton maître, hélas, est privé de ce droit. » Ainsi commence Tristesses, monument de littérature qui vient de recevoir une nouvelle traduction aux Éditions Sables , grâce aux bons soins de Jean-Luc Lévrier.

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  • Trump-Macron, le mammouth et le colibri
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 26/04/2018

    Comme elle est intéressante cette « tournée » américaine d’Emmanuel Macron ! On dirait les Beatles faisant leurs débuts vers 1963, quand on ne les connaissait pas encore très bien. Il fallait voir, hier, la foule des étudiants de l’université de Washington pour mesurer le décibel de notoriété macronien. Jusqu’où cela ira-t-il ? Ce qui est intéressant, c’est la façon dont le mammouth Trump oscille sur sa base : les préférences idéologiques ne sont pour rien au travail souterrain de l’affinité amicale.

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  • Dignité de la tomate
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 19/04/2018

    La pensée humaine est en constante évolution. Il n’y a pas un jour à Notre-Dame-des-Landes qui ne témoigne de ce prodige. Tel jardinier annonce que ses tomates sont du XXIIIe siècle, tel autre assure que son cheptel de moutons va révolutionner l’espèce par la création d’un nouveau lainage, tel autre encore jure que l’on va sortir du cercle infernal des bas intérêts de la société des hommes. On voit bien ici que Rousseau demeure le patron incontesté de cette utopie, comme il l’était naguère, sur le plateau du Larzac. Et pourquoi non ?

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  • Nos amis les arbres
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 12/04/2018

    Sans conteste, la seule vraie grande vedette de ce printemps est l’arbre. Les publications s’accumulent sur le pauvre comme elles s’accumulaient hier sur le colibri ou les marchands de chapeaux. Il n’y a rien d’émouvant comme d’apprendre qu’un brave promeneur est mort assommé par une branche de chêne qui ne tenait plus. Albert Camus lui-même, qui en connaissait un rayon quant à l’absurde, recule devant ce comble d’injustice. Un arbre faire du mal au prochain !

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Derniers articles

Macron, une histoire sans parole Macron, une histoire sans parole
En une poignée de jours, on est passé avec Emmanuel Macron de la fulgurante campagne présidentielle à un sinistre Waterloo dont on ne sait même pas quel sera l’épilogue. Le modèle bonapartien servait pour décrire un talent politique hors-pair, une effraction de plein fouet du vieux milieu des parlementaires plus souvent à la buvette qu’à leur siège. Ce modèle a volé en éclats en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire.

Une minute pour Wallace Stevens Une minute pour Wallace Stevens
Il y avait une fois un poète américain qui s’appelait Wallace Stevens, moins reconnu au tableau des géants, comme Ezra Pound ou T.S Eliot, mais dont la présence discrète, digne, avait l’allure d’un rocher doux au toucher. Il était né en 1879 et mourut en août 55. Le matin, levé tôt, il écrivait puis allait à son travail d’avocat en traversant un parc qui le fournissait en impressions, en pensées, en idées. Des canards sur l’eau faisaient l’affaire. On voit bien, à le lire, que Stevens était l’un de ces écrivains américains intensément cultivés...

La jeune fille et le caporal La jeune fille et le caporal
Ceux qui agitent des gousses d’ail en espérant que cela va dissoudre le nouveau cauchemar présidentiel brésilien risquent l’épuisement à très court terme. Nous savons que Jair Bolsonaro affiche complet au tableau des ignominies : d’extrême-droite, raciste, misogyne et homophobe – on doit en oublier. La litanie de ces informations connues de longue date, n’a pas empêché les brésiliens d’opter quand même pour M. Bolsonaro. Hier, il n’était rien, un vulgaire petit caporal, aujourd’hui il est devenu imperator. On a déjà vu cela, dans le passé.

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