Janvier 2017

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  • Michel Déon, l’homme qui savait ce qu’il voulait
    Le blog de Michel Crépu | Publié le : 05/01/2017

    Au narrateur de la Recherche notant que « le 1er janvier ne sait pas qu’il est le 1er janvier », répondons sans trembler que ce nouvel an 2017 sait terriblement qui il est. Rarement aura-t-on vu si peu interchangeables que ces années où nous sommes pris comme dans un étau. Il faut s’en réjouir, cela aiguise la réflexion, affine les points de vue. Tout change tout le temps : ainsi de François Fillon donné roi de la planète il y a deux mois. Voyez-le désormais errant dans les rues, la gamelle à la main, pour avoir l’air d’un vrai pauvre. Qui l’eût cru ?

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Ça me fait de la peine, mais il faut que je m’en aille
Un ami lecteur nous signale que D.H Lawrence a écrit un roman qui s’appelle L’homme qui était mort. Dans ce livre[1], Lawrence imagine que Jésus se réveille après sa mise au tombeau et commence une autre vie, différente de sa légende passée. Peu connu, ce livre prend une singulière actualité, d’abord par son titre. Être un mort ne va pas de soi, on le mesure ces jours-ci alors que la France entière se déchire au chevet de Vincent Lambert.

Pécuchet et Bouvard
Lorsqu’on traduisit en français l’ouvrage de Roberto Calasso La ruine de Kash, c’était le bon temps des années 80 (83 en Italie pour l’édition originale, 87 en France pour la traduction). Tout apparaissait encore magiquement dans la nuée lumineuse d’un après, ou plutôt d’un «post » : l’Histoire avec un grand H s’enchantait elle-même de ses atomes pulvérisés, on se réjouissait que la fin de l’Histoire fût aussi resplendissante et la chute du Mur ne fit que donner à ce spectacle une touche ultime de miracle hégélien. Le mot « fin » avait du sens, ce fut la dernière fois.

Emile Mâle, entomologiste du divin
Prenez vos cahiers, ce matin il y a cours d’histoire de l’art avec le professeur Emile Mâle (1862-1954). Sur la photo générationnelle, il arrive avant André Chastel, René Huyghes, Henri Focillon qui furent de ses « élèves », à l’école des tableaux, des miniatures, des chapiteaux de l’Europe romane, gothique, baroque... Nous avons eu là une sorte de pléiade où il faudrait ajouter beaucoup d’autres noms prestigieux, tels ceux de Georges Duby, Jacques Le Goff. Mais aujourd’hui, gloire au professeur Mâle.

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